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Les Femen s'invitent dans la campagne électorale

04/04/2014 05:54 EDT | Actualisé 04/06/2014 05:12 EDT

Deux militantes se réclamant du mouvement Femen ont perturbé une conférence de presse du chef libéral Philippe Couillard à Montréal, vendredi après-midi. Deux autres activistes ont tenté de s'approcher de la chef péquiste, Pauline Marois, à Laval en matinée, en vain.

Un texte de Marie-Ève Maheu Twitter Courriel

« Je me souviendrai! Abus du PLQ! », ont scandé les deux femmes, seins nus, à l'arrivée de Philippe Couillard au parc de la Visitation. Elles ont rapidement été interceptées par les policiers.

« On dénonçait l'oublie de la crise étudiante dans la campagne. On voulait ramener ça de l'avant, avant le vote », a expliqué plus tard Julie-Anne Beaulac, en entrevue à Radio-Canada.

Sur son torse était peint « Je me souviens, loi 78 » et sur son dos, un carré rouge, symbole des opposants à la hausse des droits de scolarité.

Le projet de loi 78 (devenue la loi 12), adopté par le gouvernement Charest dans la foulée du mouvement de contestation étudiant, restreignait le droit de manifester, en plus de prévoir de fortes amendes pour ceux qui empêchaient les étudiants d'assister à leurs cours. Elle a été abolie par le gouvernement Marois dès son élection.

« La liberté d'expression a parfois des conséquences inattendues », a commenté Philippe Couillard, en réaction à la brève apparition des Femen.

Le PQ aussi ciblé

Les militantes québécoises ne visaient pas que le PLQ, mais aussi le PQ « qui n'a rien réglé » sur la question des frais de scolarité, estime l'une d'elles, Julie-Anne Beaulac.

Deux autres jeunes femmes devaient perturber le point de presse de Pauline Marois en avant-midi, à Laval, mais elles ont été interceptées avant de pouvoir se déshabiller, raconte Xenia Chernyshova, qui était présente. 

Elle et une consoeur avaient écrit sur leur corps : « Je me souviens de Martine Desjardins » et « Je me souviens de Léo Bureau-Blouin ».

Les deux anciens leaders étudiants, qui se sont battus contre une hausse des droits de scolarité, se présentent maintenant pour un parti en faveur de l'indexation. « Ils ont cessé de mener le débat sur l'éducation. On le voit comme une trahison », dit Xenia Chernyshova. 

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