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La loi sur les services essentiels est adoptée en Nouvelle-Écosse

04/04/2014 05:53 EDT | Actualisé 04/06/2014 05:12 EDT

La loi concernant les services essentiels est adoptée en Nouvelle-Écosse. 

Les 37 libéraux ont tous voté en faveur de la loi, alors que les 17 députés des partis de l'opposition se sont tous prononcés contre. Les deux votes se sont faits l'un après l'autre, vers 7 h 10.

La grève est désormais illégale et les infirmiers et infirmières doivent reprendre le travail dès maintenant. 

Ceux-ci ont manifesté toute la nuit à l'extérieur de l'Assemblée législative de la Nouvelle-Écosse, pendant que les députés poursuivaient leurs débats sur le projet de loi.

La grève avait commencé jeudi matin, lorsque les pourparlers avec l'employeur ont achoppé. Mardi, les infirmiers et infirmières sont aussi sortis dans la rue pour une grève illégale, afin de manifester contre la loi sur les services essentiels. Le Conseil des normes du travail les a obligés à reprendre leur emploi. 

Le syndicat représentant les infirmiers et infirmières promet de continuer à se battre pour eux, et qu'il va déposer une contestation constitutionnelle contre cette nouvelle loi. 

Loi essentielle selon le gouvernement

Le gouvernement de Stephen McNeil affirme que la Loi sur les services essentiels à la santé et à la communauté va assurer un certain niveau de service durant la grève. Elle obligera les syndicats à parvenir à une entente avec l'employeur sur les services essentiels qui seront offerts pendant une grève, avant même que celle-ci ne soit déclenchée.  

Le ministre Michel Samson a aussi rappelé que cela « assure que les gens de la Nouvelle-Écosse connaissent quel système de santé sera en place si nous avons une grève dans le système ». 

Le chef par intérim du NPD, Maureen MacDonald, croit pour sa part que cette nouvelle loi ne fait que jeter de l'huile sur le feu. Elle affirme que les problèmes décrits par les infirmières ne vont pas se régler avec cette législation, et que la situation risque de se dégrader. 

À cause de cette courte grève de 24 heures et des perturbations, depuis le début de la semaine, la Régie de santé Capital a dû reporter 234 chirurgies. La régie de santé affirme que ces chirurgies seront remises aussitôt que possible. 

Les infirmiers et infirmières exigent que la Régie de la santé de la Capitale adopte un ratio pour qu'il y ait suffisamment de personnel soignant en tout temps auprès des patients dans les hôpitaux. Le premier ministre a admis que la situation actuelle n'est pas idéale, mais que la question d'un ratio ne devrait pas faire partie d'une entente collective. 

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