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Échangé à l'Impact, McInerney est ravi de venir apprendre aux côtés de Di Vaio

04/04/2014 10:19 EDT | Actualisé 04/06/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Une semaine après un accrochage avec Hassoun Camara en tant qu'adversaires, Jack McInerney aura maintenant la chance de s'expliquer... avec son nouveau coéquipier de l'Impact. Mais ça ira à la semaine prochaine, après le match de samedi au Stade olympique contre les Red Bulls de New York.

Échangé au onze montréalais par l'Union de Philadelphie en retour d'Andrew Wenger, McInerney entend maintenant profiter de cette occasion pour s'expliquer avec le défenseur français de l'Impact, lorsqu'il rejoindra l'équipe lors des entraînements de la semaine prochaine à Montréal.

«Ç'aurait dû être un carton rouge quand Camara m'a accroché, je vais lui en parler», a lancé à la blague l'attaquant de 21 ans en conférence téléphonique, vendredi, en évoquant l'incident survenu pendant le match que l'Impact a disputé à Philadelphie, samedi. Camara a accroché McInerney par le chandail alors que celui-ci, en pleine course vers la zone de réparation, venait de le déborder. Le Français n'a écopé que d'un carton jaune sur le jeu.

On dit de McInerney qu'il est un attaquant qui sait choisir ses moments lorsque son équipe attaque, en s'amenant notamment dans les espaces libres quand l'adversaire ne s'y attend plus. C'est là une description qui fait penser à Marco Di Vaio, l'attaquant italien qu'il rejoindra justement chez l'Impact.

«On a des styles similaires», a reconnu McInerney, qui ne savait pas encore si l'entraîneur Frank Klopas avait l'intention de l'utiliser aux côtés de Di Vaio pendant les matchs au sein d'un schéma offensif à deux attaquants, ou comme remplaçant de luxe.

«Que je sois sur le terrain en même temps que lui ou non, ce sera un bel apprentissage, a souligné l'Américain de cinq pieds 10 pouces. Marco est un des meilleurs finisseurs qu'on ait jamais vu dans la MLS. Je l'ai rencontré au match des étoiles l'an dernier, alors je sais que c'est une bonne personne.»

McInerney a effectivement été invité au match des étoiles de la MLS, l'an dernier, alors qu'il a inscrit 12 buts en 31 matchs avec l'Union en 2013. N'empêche que celui qui a joué pour les sélections américaines U-17, U-20 et U-23 au fil de sa carrière a connu une saison en deux temps. Il avait déjà 10 buts au 1er juin, mais il n'en a ajouté que deux autres par la suite.

«J'ai eu un bon début parce qu'en 2012, j'ai commencé à vraiment jouer régulièrement, à chaque week-end, alors j'étais bien préparé pour le début de la saison suivante, et ça explique en partie mon bon départ, a affirmé celui qui totalise 25 buts et quatre aides en 95 rencontres en carrière dans la MLS. Mon niveau de confiance était élevé. J'ai ensuite été rappelé par l'équipe nationale et j'ai été absent pendant près d'un mois, et quand je suis revenu je n'ai jamais pu retrouver ma touche.

«C'est en partie parce que ma confiance avait régressé, et aussi parce que l'équipe dans son ensemble ne jouait plus aussi bien», a-t-il dit de son ralentissement à la fin de 2013.

L'acquisition de McInerney ne met pas nécessairement fin aux espoirs de l'Impact d'embaucher l'attaquant québécois Olivier Occéan, avec qui le club montréalais continuait de discuter régulièrement, du moins jusqu'à tout récemment.

«Je n'ai pas parlé à mon agent aujourd'hui mais à ce que je sache, les négociations continuent», a indiqué Occéan par téléphone, lui qui évolue présentement en deuxième division allemande.

Wenger, le premier choix de l'histoire de l'Impact en MLS, en 2012, a déçu au cours de son séjour à Montréal. Utilisé surtout comme attaquant même s'il peut évoluer à d'autres positions, il a montré un manque flagrant de finition devant le filet adverse. Malgré sa capacité à générer de nombreuses occasions de but, il a été limité à six filets en 51 matchs.

L'Impact, qui a une fiche de 0-3-1 cette saison, affrontera une équipe des Red Bulls (0-1-3) qui devra se débrouiller sans plusieurs titulaires. Le milieu Tim Cahill et le défenseur Richard Eckersley seront probablement absents après avoir subi des blessures le week-end dernier. Thierry Henry pourrait aussi manquer à l'appel puisqu'on le laisse souvent de côté lorsque l'équipe new-yorkaise joue sur gazon artificiel.

Mais qu'il soit là ou pas, ça ne change pas grand-chose aux yeux du gardien de l'Impact Troy Perkins... même s'il reconnaît que les Red Bulls ont une équipe différente lorsque la star française n'est pas là.

«Quand il n'est pas là, les joueurs (des Red Bulls) travaillent extrêmement forts les uns pour les autres, ils bataillent. Quand il est là, ils ont tendance à se fier sur lui, et il faut dire qu'il livre la marchandise. Peu importe quel scénario, il va falloir égaler leur niveau d'intensité», a affirmé Perkins.

«Mais il faut cesser de s'inquiéter trop de ce que l'autre équipe fait. Il faut agir en hommes, et plutôt chercher à dicter nous-même le rythme du jeu, pour forcer l'autre équipe à s'adapter à nous», a lancé le gardien.

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