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A Londres, l'artiste de rue français Thierry Noir récrée son mur de Berlin

04/04/2014 09:01 EDT | Actualisé 04/06/2014 05:12 EDT
ASSOCIATED PRESS
French artist Thierry Noir from Lyon, who lives in Berlin, presents his artwork "Don't kiss the wall, it's a crocodile" on a fragment of the Berlin Wall in the Josef-Haubrich-Hall of Arts in Cologne, western Germany, Friday, June 15, 2001. He is the Wall's first painter. He began his fresco in 1984, and it soon took on gigantic proportions. He had to work fast and at night to avoid detection by border guards. 39 international artists present their work on fragments of the Berlin Wall in the exhibition "1983 - Berlin Wall - Art for Europe in Motion" from June 17 to August 26, 2001. (AP Photo/Hermann J. Knippertz)

Un faux mur de Berlin recouvert de visages de profil aux couleurs éclatantes et aux contours naïfs : l'artiste français Thierry Noir a inauguré jeudi sa première exposition solo à Londres, rétrospective de sa carrière entamée en 1984.

Trente ans après avoir commencé à peindre des fresques sur le mur de Berlin, Thierry Noir revient sur son parcours de pionnier du street art à la galerie Howard Griffin de Shoreditch, quartier branché de l'Est de Londres.

Une trentaine d'oeuvres de l'artiste contemporain y sont exposées jusqu'au 9 mai. Parmi elles, des visages multicolores peints à l'acrylique - sa marque de fabrique - accrochés de part et d'autre de 16 mètres de parpaings, réplique du premier mur de Berlin construit en 1961.

"Je suis arrivé à Berlin-Ouest en 1982. J'habitais à Kreuzberg et comme tout le monde était artiste, deux ans plus tard je me suis mis à peindre sur ce mur angoissant, qui était juste en face de chez moi", explique Thierry Noir à l'AFP. "C'était une manière de rendre cette frontière un peu moins hostile."

Dès 1984, ses fresques de 3,60m sur 1,20m inspirent d'autres artistes : "Avant, le mur était un tabou pour les Allemands. Ils évitaient de le regarder. Il y avait juste des slogans et de petites peintures. J'ai été le premier à en faire de si grosses."

Le mur se transforme dès lors en "jungle de peintures et de graffitis. Après sa chute, en novembre 1989, les peintures du mur sont devenues quelque chose de sacré", rappelle l'artiste, qui dit avoir peint quatre des 155 kilomètres du mur.

Le Français, qui a également peint des Trabant - voitures symboles de la RDA - pour le groupe U2, vit toujours de la vente de ses visages colorés.

Pour les vingt-cinq ans de la chute du mur de Berlin, il participera à une exposition collective à Paris en mai prochain : "Il y aura 25 vrais morceaux du mur peints par 25 artistes", explique Thierry Noir.

A 55 ans, il figure parmi les vétérans du street art. Thierry Noir n'entend pas pour autant renouveler son oeuvre en abandonnant son obsession des visages: "Ce n'est pas maintenant que je vais commencer à peindre des arbres", s'amuse-t-il.

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