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Soudan du Sud: Obama ouvre la voie à des sanctions

03/04/2014 04:15 EDT | Actualisé 03/06/2014 05:12 EDT

Barack Obama a ouvert la voie jeudi à des sanctions américaines contre toute personne au Soudan du Sud ayant menacé les efforts de paix, visé du personnel onusien ou encore commis des violations des droits de l'homme.

Le président des Etats-Unis a autorisé par décret les administrations américaines à procéder à des gels d'avoirs et des interdictions de visas visant des responsables aussi bien parmi les rebelles qu'au sein du gouvernement du Soudan du Sud, a précisé la Maison Blanche dans un communiqué.

Ce développement intervient deux semaines après que les Etats-Unis et l'Union européenne ont prévenu le gouvernement du Soudan du Sud et les rebelles qu'ils pourraient faire l'objet de sanctions s'ils ne progressaient pas dans les pourparlers de paix et ne respectaient pas le cessez-le-feu déjà signé.

Le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a affirmé dans le communiqué que les combats entre les deux factions risquait de déchirer le jeune pays, porté sur les fonts baptismaux avec le soutien des Etats-Unis en 2011.

"Les Etats-Unis ne resteront pas inertes au moment où les responsables de l'avenir du Soudan donnent la priorité à leurs propres intérêts aux dépens de ceux de leur peuple", a prévenu M. Carney.

"Aussi bien le gouvernement sud-soudanais que les rebelles de Riek Machar doivent immédiatement prendre contact et respecter le processus de paix", a ajouté le porte-parole, selon qui "les Sud-Soudanais appellent à la paix".

Le conflit sud-soudanais, qui a fait des milliers de morts et près de 900.000 déplacés, a éclaté le 15 décembre dans la capitale Juba, avant de rapidement s'étendre à d'autres Etats clés du pays, en particulier ceux du Haut-Nil (nord-est), d'Unité (nord), et du Jonglei (est).

Il oppose des soldats loyaux au gouvernement à des militaires mutins qui ont rejoint l'ex-vice président Riek Machar, limogé l'été 2013. Salva Kiir a accusé Riek Machar de tentative de coup d'Etat. Ce dernier nie, et reproche au premier de vouloir faire le ménage au sein du parti au pouvoir dans la perspective d'élections en 2015.

Les deux camps avaient signé le 23 janvier un cessez-le-feu. Mais la trêve n'a depuis cessé d'être violée. Mardi, un deuxième cycle de pourparlers entre les belligérants a repris à Addis Abeba.

col-tq/rap

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