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Québec solidaire veut convaincre les étudiants de délaisser le Parti québécois

03/04/2014 10:24 EDT | Actualisé 03/06/2014 05:12 EDT
PC

MONTRÉAL - Le Parti québécois (PQ) a dévié de sa route en matière d'éducation pour des considérations économiques, selon Québec solidaire (QS).

Cette dernière formation politique soutient que le PQ, qui a endossé le mouvement de protestation à l'occasion du «printemps érable», est progressivement passé «du carré rouge à l'austérité».

QS estime que ce changement de cap s'est traduit par une vive déception chez les étudiants qui «ont cru les belles promesses du Parti québécois» et qui «déchantent» aujourd'hui.

Le candidat solidaire dans Mercier, Amir Khadir, souligne que plutôt que d'offrir à ces jeunes le réel soutien dont ils avaient besoin, le Parti québécois a préféré «dérouler le tapis rouge pour la droite» en adoptant des «mesures néo-libérales» et en accueillant dans ses rangs des candidats comme Pierre Karl Péladeau.

Il affirme que le PQ est clairement «usé par le pouvoir» et qu'il «est totalement dominé par les milieux très puissants qui forment l'élite économique».

Dans les circonstances, il pense que les étudiants gagneraient à se tourner vers son camp qu'il décrit comme la «véritable maison des progressistes et des souverainistes».

M. Khadir estime que son équipe est intimement convaincue que le «Québec mérite un système d'éducation supérieure aussi accessible que possible».

Pour l'instaurer, son collègue Andrés Fontecilla, qui se présente dans Laurier-Dorion, ajoute que QS continue de vouloir «réaliser la gratuité scolaire sur 5 ans» et ce, de la maternelle à l'université.

M. Fontecilla martèle que «l'accès aux études supérieures demeure un objectif prioritaire» pour son équipe qui juge que «l'éducation est un droit fondamental» devant être protégé coûte que coûte.

À son avis, Québec solidaire est la seule option valable pour les étudiants puisque tous les autres partis, qui étaient représentés à l'Assemblée nationale au moment du déclenchement de la campagne électorale, «rivalisent afin de déterminer qui coupera le plus dans les budgets de l'État».

Amir Khadir précise que QS n'a aucunement l'intention de s'engager dans cette voie. Pour prouver ses dires, il revient sur les engagements de sa formation en énumérant entre autres ses propositions relatives à l'éducation primaire et secondaire.

Il mentionne alors que son parti croit en la nécessité de mettre «fin aux coupures, d'y aller d'un réinvestissement pour restaurer les bâtiments scolaires qui sont en décrépitude, d'embaucher deux fois plus d'enseignants pour réduire le nombre d'élèves par classe et d'engager 1000 éducateurs spécialisés pour les enfants qui ont des difficultés».

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