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Les prix alimentaires mondiaux poussés par la météo et la Crimée (FAO)

03/04/2014 05:16 EDT | Actualisé 03/06/2014 05:12 EDT

L'indice des prix alimentaires mondiaux a atteint en mars son plus haut niveau en dix mois en raison d'une météo défavorable chez de grands producteurs et de la crise en Ukraine, selon l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO).

Avec une hausse de 4,8 points (à 212,8 points), soit +2,3% en un mois, l'indice est au plus haut depuis mai 2013, indique la FAO dans un communiqué publié jeudi.

"Comme prévu, l'indice a souffert des conditions météorologiques défavorables aux Etats-Unis et au Brésil, et des tensions géopolitiques dans la région de la mer Noire", explique Abdolreza Abbassian, économiste en chef à la FAO cité dans le texte.

L'indice FAO, qui mesure la variation mensuelle des cours internationaux d'un panier de denrées alimentaires, a enregistré des hausses de prix dans tous les groupes de produits: le sucre (253,9 points en mars, 7 de plus qu'en février) et les céréales (en progression de 10 points à 205,8 points) sont les plus concernés, avec des hausses respectives de 7,9 et 5,2%.

Seuls les produits laitiers échappent au mouvement et accusent même un recul de 6,9 points (-2,5%) à 204,8, pour la première fois en quatre mois, remarque la FAO.

Les hausses sur les céréales reflètent les inquiétudes qui ont pesé le mois dernier sur les livraisons de l'Ukraine, l'un des grands exportateurs, et un des principaux fournisseur notamment des pays d'Afrique du nord.

Depuis, "les craintes initiales sur l'interruption des livraisons de céréales d'Ukraine se sont apaisées" explique M. Abassian.

Simultanément, la FAO publie ses "premières perspectives" sur la production céréalière mondiale pour 2014 qu'elle révise à la baisse par rapport au mois dernier: la production de blé devrait s'élever à 702 millions de tonnes (2 millions de tonnes de moins par rapport aux premières estimations publiées en mars).

Celle de riz en revanche afficherait une légère progression de 0,8% dépassant les 500 millions de tonnes.

"Il est encore trop tôt pour établir des estimations précises de la production céréalière car de nombreuses cultures n'ont pas encore été semées, et la météo reste un facteur décisif pour l'issue des récoltes", nuance M. Abbassian qui évoque également l'impact du phénomène climatique récurrent El Nino.

En outre, selon l'organisation, l'augmentation de la production de riz risque de s'avérer insuffisante face à la croissance démographique et "les niveaux de stocks très élevés de la prochaine campagne pourraient fléchir".

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