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Les matelas pour berceaux émettent des émissions possiblement toxiques

03/04/2014 01:56 EDT | Actualisé 03/06/2014 05:12 EDT
mark hooper via Getty Images

MONTRÉAL - Les matelas pour berceaux exposent les enfants qui dorment à des doses élevées d'émissions chimiques, affirment des chercheurs de l'université du Texas à Austin.

Après avoir analysé la mousse des matelas, l'équipe a déterminé qu'ils émettent des quantités non négligeables de composés organiques volatils (COV) — des substances potentiellement dangereuses qu'on retrouve dans des produits domestiques comme les nettoyants et les vaporisateurs.

Les chercheurs ont étudié 20 matelas neufs et usagés de mousse de polyuréthane et de mousse de polyester. Ils ont déterminé que les matelas neufs émettent environ quatre fois plus de COV que les matelas usagés; que la chaleur du corps augmente les émissions; et que les émissions chimiques sont les plus fortes dans la zone respiratoire immédiate de l'enfant.

Les chercheurs ont calculé qu'un bébé respire entre deux et dix fois plus de COV qu'un adulte qui se trouverait dans la même pièce.

Les matelas neufs émettent, en moyenne, 87,1 microgrammes de COV par mètre carré par heure, contre 22,1 microgrammes pour les matelas usagés. Les chercheurs affirment que les émissions de COV des matelas sont comparables à celle des couvre-planchers lamellés (20 à 35 microgrammes par mètre carré par heure) ou des revêtements muraux (51 microgrammes).

Les bébés passent jusqu'à 60 pour cent de leur temps à dormir et sont considérés hautement vulnérables aux effets nocifs sur la santé des polluants intérieurs. La science ne sait que peu de choses concernant l'impact sur la santé des COV et un expert de l'université Rutgers a dit croire que les niveaux mesurés dans cette étude ne sont probablement pas dangereux.

Les chercheurs texans admettent que l'utilisation d'un matelas usagé peut limiter l'exposition du bébé aux COV, tout en rappelant que les vieux matelas peuvent contenir des substances, comme les produits ignifuges, qui sont aujourd'hui interdites.

Les conclusions de cette étude sont comprises dans le journal scientifique Environmental Science & Technology.

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