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Les Chiliens sont toujours sur les nerfs après le séisme de mardi

03/04/2014 09:26 EDT | Actualisé 03/06/2014 05:12 EDT

IQUIQUE, Chili - Les résidants de la côte nord du Chili ont passé une deuxième nuit à la belle étoile, après qu'une puissante réplique de magnitude 7,6 ait secoué leurs résidences.

La région avait été frappée, la veille, par un tremblement de terre de magnitude 8,2 qui avait causé quelques dégâts et provoqué six décès. On ne rapporte pas de nouveaux dégâts ou de nouvelles pertes de vie.

Par ailleurs, une autre réplique, celle-là d'une magnitude de 6,1, a été ressentie tard jeudi à 76 km au sud-ouest d'Iquique.

Une forte présence policière et militaire a assuré le maintien de l'ordre.

Plusieurs secteurs sont toujours privés d'électricité et les hôpitaux n'accueillent que les urgences. Les écoles demeurent fermées, tandis que les stations d'essence et les supermarchés ont coordonné leurs réouvertures avec les forces de l'ordre pour éviter la formation de longues files d'attente.

La réplique de magnitude 7,6 s'est produite un peu avant minuit, dans la nuit de mercredi à jeudi. Les autorités chiliennes ont lancé une alerte au tsunami et ordonné une évacuation de précaution des zones les plus basses, tout le long de la côte pacifique de 4000 kilomètres du pays.

La présidente chilienne Michelle Bachelet, qui se trouvait à Arica pour prendre la mesure des dommages survenus mardi, a notamment dû être évacuée.

La réplique a secoué des édifices et des résidants sont sortis en courant dans les rues à Iquique, une ville qui a été endommagée par le tremblement de terre de mardi.

La télévision officielle rapporte que la réplique a provoqué des glissements de terrain à Alto Hospicio, un secteur montueux pauvre qui surplombe Iquique et où quelque 2500 demeures ont été abîmées mardi.

Le ministère de l'Éducation a de nouveau suspendu les cours jeudi, dans le nord du pays. Le procureur en chef de la région, Manuel Guerra, a promis de sévir contre ceux qui profitent de la situation pour gonfler les prix du pain, du lait, de l'eau et des couches. «Ils seront arrêtés et accusés», a-t-il lancé sur Twitter, tout en invitant la population à dénoncer les malfaiteurs.

La réplique a été ressentie jusque dans le sud du Pérou, où les résidants des villes de Tacna et d'Arequipa sont sortis dans les rues en courant. La police péruvienne ne rapporte pas de blessés mais la marine a lancé une alerte au tsunami le long de côte dans l'extrême-sud du pays, qui se trouve près de la région chilienne secouée par les séismes.

Le Chili est l'un des pays les plus exposés aux tremblements de terre. En 2010, une secousse de 8,8 avait provoqué un tsunami meurtrier qui avait fait plus de 500 morts et détruit plus de 200 000 maisons.

Un tremblement de terre de 9,5 avait été enregistré par les autorités en 1960, faisant de cette secousse la plus puissante de l'histoire terrestre.

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