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Le patron de Lufthansa espère un retour à la normale du trafic dès samedi

03/04/2014 03:26 EDT | Actualisé 02/06/2014 05:12 EDT

Le patron de la compagnie aérienne allemande Lufthansa, dont les pilotes mènent depuis mercredi une grève de trois jours, espère un retour à la normale du trafic dès samedi matin, dans un entretien avec le quotidien Bild.

"Notre objectif est d'offrir à nouveau dès samedi des conditions de vol régulières", a déclaré Christoph Franz, alors que son groupe a dû annuler 3.800 vols, soit la quasi-totalité de son programme, pendant les trois jours de grève. Plus de 400.000 passagers sont affectés par ces annulations.

Lufthansa a précisé dans un communiqué que les opérations de retour à la normale devrait débuter dès vendredi soir en Asie, avec la reprise des vols intercontinentaux.

Mais "pour des raisons opérationnelles, il pourra toutefois encore y avoir quelques irrégularités" samedi, a ajouté son dirigeant.

M. Franz a par ailleurs appelé à la reprise rapide des discussions avec le syndicat des pilotes Cockpit, sur fond de conflit sur les salaires et d'âge de départ à la retraite.

"J'espère que nous pourrons reprendre les discussions rapidement et que nous arriverons à un compromis acceptable pour les deux parties", a-t-il dit.

Le patron du groupe, qui quittera ses fonctions à la fin du mois pour laisser la place à l'actuel chef de la division passagers Carsten Spohr, a présenté ses excuses aux clients de Lufthansa via un message diffusé sur la plateforme de vidéos en ligne Youtube.

Durant les trois jours de grève, "nous ne serons pas en mesure de vous fournir les services que vous méritez (...), je travaille avec tous les employés du groupe Lufthansa pour que les désagréments que nous vous causons soient les plus minimes possibles. (...) Je ne peux que présenter mes excuses", a déclaré M. Franz dans cette vidéo.

Mercredi Werner Knorr, chef des services aériens de Lufthansa, avait indiqué que "durant la phase de grève, il n'y a pas de négociation (avec Cockpit, ndlr), mais je pars du principe qu'une fois ce mouvement terminé, nous reprendrons les discussions".

Lufthansa estime que cette grève devrait lui coûter aux alentours de 50 millions d'euros, "mais nous ne pourrons donner un chiffre exact qu'après la fin de la grève", a précisé son patron.

Celui-ci s'est également inquiété de l'atteinte portée à la réputation de Lufthansa, dans un contexte de concurrence vive dans le secteur aérien. "Les compagnies allemandes ne sont pas les seules à pouvoir voler. Il y a des alternatives et c'est aussi pour cette raison que toutes les parties prenantes doivent savoir ce qui est en jeu", a-t-il déclaré.

La compagnie a toutefois réussi à éviter le chaos dans les aéroports allemands en prévenant à l'avance ses clients et en leur proposant des solutions de repli sur d'autres compagnies aériennes ou sur le train, pour ceux qui devaient prendre des vols intérieurs.

"La situation est très calme en Allemagne -y compris sur les importantes plateformes de Francfort et de Munich (sud)", a fait savoir Lufthansa.

Le syndicat Cockpit réclame le maintien de la possibilité de partir en préretraite à 55 ans, que la direction veut relever à 60 ans à partir de 2017. En parallèle, il est engagé dans une négociation sur une revalorisation des salaires.

oaa-bt/rhl

DEUTSCHE LUFTHANSA AG

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