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GP de Bahreïn: sécurité renforcée, l'opposition veut faire entendre sa voix

03/04/2014 04:40 EDT | Actualisé 02/06/2014 05:12 EDT

Bahreïn a renforcé jeudi les mesures de sécurité dans le pays à la veille du Grand Prix de Formule 1, un évènement que l'opposition veut mettre à profit pour "faire entendre" sa revendication d'une monarchie constitutionnelle.

Des renforts policiers ont été déployés le long du principal axe routier reliant Mamana au circuit de F1 à Sakhir, plus au sud, et des points de contrôle ont été établis sur les routes menant aux villages chiites, réputés être des foyers de la contestation anti-gouvernementale, selon des témoins.

Bahreïn, petit pays du Golfe dirigé par la dynastie sunnite des Al-Khalifa, est secoué depuis février 2011 par un mouvement de contestation animé par la majorité chiite qui réclame une monarchie constitutionnelle.

La principale formation de l'opposition chiite, Al-Wefaq, qui a pris ses distances avec les actes de violence ayant récemment émaillé des manifestations anti-gouvernementales, a appelé ses partisans à se rassembler pacifiquement vendredi, jour des essais libres du GP de Bahreïn, organisé dimanche sur le circuit de Sakhir.

Le chef du Wefaq, cheikh Ali Salmane, a ainsi exhorté ses partisans à manifester "pacifiquement" pour "faire entendre au monde la voix de l'opposition et ses revendications (...) en profitant de la présence des médias (étrangers) à l'occasion de F1".

Mais un autre groupe de l'opposition, "le Collectif du 14 février", plus radical, a lancé un appel à des manifestations à Manama sous le slogan "Empêchez le Grand Prix taché de sang".

Les autorités ont annoncé mardi un dispositif pour sécuriser le Grand Prix, qui depuis 2001 a été marqué par des manifestations de chiites n'ayant toutefois pas empêché sa tenue.

Alors que le pouvoir refuse de faire des concessions substantielles, le mouvement de contestation prend parfois une tournure violente. Début mars, trois policiers ont ainsi été tués dans un village chiite.

Selon la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH), au moins 89 personnes --hors forces de l'ordre-- ont été tuées depuis le début du mouvement de protestation.

bur/tm/feb

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