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GB: l'europhobe Nigel Farage sort renforcé d'un débat télévisé

03/04/2014 07:38 EDT | Actualisé 03/06/2014 05:12 EDT

Le leader du parti britannique europhobe Ukip, Nigel Farage, est sorti renforcé d'un débat sur l'Union européenne qui l'a opposé mercredi soir au vice-Premier ministre Nick Clegg, selon deux sondages et les médias.

Le Premier ministre conservateur David Cameron a quant à lui jugé jeudi que les participants au débat avaient "tous les deux tort" et exprimaient "des points de vues extrêmes".

A moins de deux mois des élections européennes, Nigel Farage, qui milite pour une sortie du Royaume-Uni de l'UE, et le libéral-démocrate europhile Nick Clegg ont déroulé leurs arguments, avec davantage de conviction pour le premier, selon deux enquêtes d'opinion. Elles concluent à une victoire de Farage par 68% contre 27% et 69% contre 31%.

Nigel Farage était déjà apparu plus convaincant lors du premier débat qui avait déjà opposé les deux hommes la semaine dernière, mais seulement aux yeux de 57% des sondés.

Pour le Guardian, "il ne fait aucun doute que Farage a le vent en poupe", le quotidien de gauche estimant que le parti europhobe pourrait remporter les élections européennes.

Le chef de ce parti populiste, qui prend une place grandissante dans le paysage politique britannique, a appelé à une "sortie démocratique" de l'Union européenne, craignant que cela puisse finir "de façon très déplaisante" en pointant la montée d'un parti néo-nazi en Grèce et les violences à Madrid et Athènes.

"Si vous retirez aux gens leur capacité de changer les choses via leur bulletin de vote, parce qu'ils ont perdu tout contrôle, je crains qu'ils aient recours à d'autres moyens", a-t-il fait valoir.

Il a également qualifié l'immigration de "désastre" qui a transformé "la classe ouvrière blanche en sous-classe". Il a dit ne pas vouloir voir le Royaume-Uni prendre part à une politique étrangère européenne "expansionniste".

Nick Clegg, allié des conservateurs dans la coalition gouvernementale, s'est montré plus virulent que la semaine dernière, ironisant sur les qualités attribuées par Nigel Farage au président russe Vladimir Poutine et rejetant les "fantaisies dangereuses de l'Ukip sur un monde qui n'existe plus".

David Cameron a quant à lui renvoyé dos à dos les deux hommes: "Nick pense qu'il n'y a aucun problème avec l'Europe et que nous ne devrions pas avoir de référendum et Nigel pense que rien ne va avec l'Europe et que nous devrions juste en sortir", a-t-il résumé jeudi sur la BBC.

Le Premier ministre a défendu sa volonté de renégocier les liens entre son pays et l'UE avant l'organisation d'un référendum en 2017, s'il est réélu, sur une éventuelle sortie de l'UE.

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