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Deux missionnaires de Québec canonisés 

03/04/2014 10:08 EDT | Actualisé 03/06/2014 05:12 EDT

Le pape François a signé un décret, jeudi matin, pour la canonisation de deux missionnaires français qui ont oeuvré dans la ville de Québec. Marie de l'Incarnation et François de Montmorency-Laval deviennent ainsi les premiers saints de Québec.

C'est à Marie de l'Incarnation, née Marie Guyart (1599-1672), que l'Amérique du Nord doit la première école francophone pour filles du continent, avec la fondation, en 1639, du couvent des Ursulines de Québec.

Mgr François de Montmorency-Laval (1623-1708) a été le premier évêque de la province. Il est également le fondateur du séminaire de Québec. Leurs tombeaux sont, tous les deux, dans la capitale nationale.

Des personnages marquants de l'histoire

Le responsable du Centre d'étude de Marie de l'Incarnation à l'Université Laval, Raymond Brodeur, estime que ce décret s'inscrit dans la continuité de l'œuvre du pape François.

« Le pape François est lui-même un pape des Amériques. Je pense que ça donne un signal par rapport à des saints, qui ont fondé une nouvelle église. Je pense que le pape aspire beaucoup à présenter des modèles qui vont inviter à une église de la postmodernité », avance-t-il.

Le doyen de la faculté de théologie de l'Université Laval, Gilles Routhier note, quant à lui, que les deux missionnaires ont laissé des traces fortes sur la trame urbaine de Québec, avec les deux institutions, ainsi qu'une « oeuvre de 350 ans d'éducation et le lègue d'un patrimoine spirituel ».

« François de Laval, raconte M. Routhier, avait un diocèse qu'on appelait à l'époque à la grandeur du continent, des colonies espagnoles du sud jusqu'au pôle nord, tous les diocèses de l'Amérique du Nord, des États-Unis au Canada, sont des divisions du Diocèse de Québec. »

Même son de cloche chez Marc Dallaire, directeur général de l'ancien Séminaire de Québec, rebaptisé Collège François de Laval en 2011, en l'honneur de son fondateur.« Je pense qu'il a joué plusieurs rôles dans la mise en place de la société québécoise du Québec, et de Québec en particulier, entre autres au niveau de l'éducation », note-t-il.

« C'est vraiment spécial. Moi je me considère chanceux de marcher dans ses pas et de poursuivre cette œuvre d'éducation là. Aujourd'hui, on a une autre preuve », conclut-il.

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