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Vaccins: des scientifiques mettent en garde contre le Gardasil

02/04/2014 12:13 EDT | Actualisé 02/06/2014 05:12 EDT

Des scientifiques ont mis en garde mercredi contre le Gardasil, un vaccin destiné à protéger contre le cancer du col de l'utérus, estimant que son efficacité n'était pas démontrée, alors que 25 nouvelles plaintes devraient être déposées en France d'ici fin avril contre le vaccin.

"Le vaccin n'est pas plus efficace que les autres méthodes de prévention et de plus il est porteur de risques", a résumé Lucija Tomljenovic, chercheuse à l'Université canadienne de Colombie britannique, qui travaille sur les effets neurotoxiques des adjuvants vaccinaux, lors d'une conférence de presse organisée par la députée européenne Michèle Rivasi.

Cette dernière réclame un "moratoire" sur le Gardasil, commercialisé par la coentreprise franco-américaine Sanofi Pasteur MSD, en attendant que des études fassent la preuve de son efficacité.

Une première plainte pénale a été déposée en France en novembre dernier par une femme qui a développé une inflammation du système nerveux après une injection de Gardasil.

Une dizaine d'autres plaintes ont suivi et 25 nouvelles autres devraient être déposées avant la fin du mois contre Sanofi Pasteur et l'agence française du médicament (ANSM).

Parmi les pathologies les plus fréquemment évoquées par les victimes figurent la sclérose en plaques (SEP), le lupus, des encéphalomyélites aigües disséminées (inflammations du système nerveux central) et des myofasciites à macrophages (maladie se traduisant par des douleurs musculaires et une fatigue chronique).

En France où 15 SEP ont été notifiées au total sur 5 millions de doses de Gardasil injectées depuis 2006, l'ANSM estime que le "bénéfice" du vaccin, recommandé pour toutes les jeunes filles âgées de 11 à 14 ans, reste supérieur au "risque" encouru.

L'attitude est la même dans la plupart des pays, a l'exception du Japon qui a décidé de ne plus recommander ce vaccin l'an dernier. Aux Etats-Unis, le vaccin n'est pas seulement recommandé chez les jeunes filles mais également chez les jeunes garçons.

Tous ces pays recommandent toutefois de combiner la vaccination et le dépistage des lésions pré-cancéreuses par frottis pour une meilleure efficacité.

Mais pour les détracteurs du vaccin, son efficacité sur la prévention du cancer du col de l'utérus reste à démontrer. selon Mme Tomljenovic, "il faut environ 15 à 20 ans avant que ce type de cancer se développe" et la plupart des études ont un recul de 6 à 7 ans au maximum.

Christopher Shaw, neurobiologiste (université de Colombie britannique) et deux médecins de l'hôpital Henri-Mondor (Créteil, région parisienne), les Prs François Jérome Authier et Romain Gherardi dénoncent eux l'utilisation d'adjuvants à base d'aluminium qui peuvent chez certaines personnes prédisposées, s'accumuler dans le cerveau.

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