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Un projet domiciliaire suscite la grogne à Sillery

02/04/2014 02:48 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

Des résidents de la rue Dickson dans l'arrondissement Sillery accusent un promoteur de défigurer leur quartier avec son nouveau projet domiciliaire. Le promoteur UrbaNext construit des maisons de ville qui ne cadrent pas avec le style du quartier, déplorent les résidents.

René Sarra-Bournet parle d'une « densification sauvage » et dénonce l'absence de cohésion dans les règlements d'urbanisation de la Ville. « L'architecture des maisons ne cadre pas dans le quartier. Ce que le comité d'urbanisme devrait appliquer c'est l'harmonisation avec les autres maisons existantes », affirme le résident.

M. Sarra-Bournet trouve également que les nouvelles constructions sont beaucoup trop entassées les unes sur les autres. « Il récupère des terrains pour en faire plusieurs maisons sur les mêmes terrains et cela amène une densification et un portrait du paysage qui est beaucoup trop dense pour le secteur », dit-il.

Une pétition circule pour réclamer un moratoire sur l'émission de nouveaux permis de construction et des audiences pour mieux encadrer les développements résidentiels dans le futur.

« Ce qu'on demande c'est qu'il y ait un arrêt des démolitions et une consultation publique pour qu'on ait notre mot à dire. On se rend compte que ce sont les spéculateurs qui ont le dernier mot parce qu'eux ils rapportent des taxes de bienvenue, toutes sortes de taxes », affirme l'une des instigatrices de la pétition, Bénédicte Pelletier.

Les résidents se plaignent également de l'abattage d'arbres matures dans leur secteur et de l'accroissement du trafic en raison de la densification.

Un problème grandissant à Sillery

Le conseiller de Saint-Louis-Sillery et chef de l'opposition, Paul Shoiry, affirme que le problème n'est pas nouveau dans le secteur. M. Shoiry affirme avoir demandé à plusieurs reprises à l'administration municipale d'intervenir dans le dossier.

« À la Ville, on nous dit que la réglementation est en révision pour mieux encadrer les démolitions et les reconstructions et j'espère que la Ville va y donner suite rapidement », affirme-t-il.

À ce sujet, une autre résidente, Catherine Pelletier, raconte avoir contacté les autorités municipales à propos du développement du promoteur UrbaNext, et qu'elle a obtenu comme réponse que « tout était parfaitement légal ».

Jusqu'ici, plus d'une centaine de résidents ont signé la pétition qui sera présentée au conseil municipal du 14 avril.

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