POLITIQUE

Philippe Couillard s'engage à doter le Stade olympique d'un nouveau toit

01/04/2014 12:53 EDT | Actualisé 02/06/2014 05:12 EDT
PC

Le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, estime qu'il serait rentable de doter le Stade olympique d'un nouveau toit, si l'utilisation des installations était maximisée. Il s'engage donc en ce sens, advenant l'élection d'un gouvernement libéral.

Même si les travaux pour remplacer le toit du stade coûtaient 300 ou 400 millions de dollars, M. Couillard croit que le jeu en vaut la chandelle.

« Il faut faire [les travaux]. Ce n'est pas juste une question de dépenses, mais de revenus. Si le Stade peut être utilisé 140 à 150 jours par année, pour plusieurs activités, ça devient une installation rentable pour le Québec. Ça prend le meilleur toit au meilleur coût », a-t-il dit en entrevue, mardi matin, à une station de radio de Montréal.

Il a abordé à nouveau la question, plus tard en point de presse.

« C'est un repère pour Montréal [...], un dossier important pour l'économie de Montréal », a-t-il affirmé.

Outre le rapport Bissonnette - qui avait donné des idées pour l'avenir du Parc olympique en 2012 - M. Couillard a fait référence à un autre rapport qui n'a pas été diffusé.
« Il y a un rapport qui a été [remis] ces derniers mois, mais qui n'a pas été rendu public. J'en ai parlé avec [le candidat libéral David] Heurtel [ancien PDG de la Régie des installations olympiques]. Il faut que ce rapport soit mis en évidence. Il faut surtout qu'une décision soit prise sur la meilleure solution au meilleur coût, pour utiliser le Stade au maximum », a dit le chef libéral.

M. Couillard n'a pas voulu préciser quel scénario, parmi ceux qui ont circulé ces derniers jours dans les médias, il privilégierait pour l'avenir du Stade. « On va regarder le meilleur scénario. »

Des installations qui se dégradent

En février, le nouveau président de la Régie des installations olympiques, Michel Labrecque refusait d'envisager la possibilité que le Stade olympique soit détruit. « Il faut être moron pour l'avoir construit à ce prix-là et vouloir le démolir », disait-il en entrevue à Radio-Canada.

Selon lui, il s'agit d'un « héritage important » pour Montréal que le gouvernement devrait garder en bon état. Il reconnaît que les montants investis devront être échelonnés sur une vingtaine d'années.

Le nouveau président considère le toit comme un problème distinct. « Il est en fin de vie utile », indique-t-il. Il assure toutefois qu'il est suivi très sérieusement par le gouvernement.

En décembre dernier, Radio-Canada avait appris que le toit du stade se dégradait rapidement. Les coûts d'entretien s'élèvent désormais à 800 000 $, selon des données du Parc olympique de Montréal.

Le gouvernement Marois s'est montré réticent à agir sur ce front. « Je ne suis pas sûre que je suis capable de vendre ça [aux Québécois], un toit du stade », avait déclaré la première ministre Pauline Marois. Quant au ministre du Tourisme, Pascal Bérubé, il avait affirmé en décembre qu'il était encore en réflexion sur le sujet.

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