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Soudan du Sud: les pourparlers de paix suspendus jusqu'à fin avril

02/04/2014 02:31 EDT | Actualisé 02/06/2014 05:12 EDT

Les pourparlers de paix destinés à mettre fin à plus de trois mois de guerre civile au Soudan du Sud ont été suspendus jusqu'à fin avril, malgré les avertissements de l'ONU que des millions de personnes sont en danger.

Les négociations entre le gouvernement du président sud-soudanais Salva Kiir et le camp de l'ancien vice-président Riek Machar, qui s'affrontent depuis mi-décembre, se déroulent dans la capitale éthiopienne Addis Abeba et n'ont enregistré quasiment aucun progrès.

Un troisième cycle de pourparlers avait repris le 25 mars, mais s'était rapidement réduit à de petites querelles dans des hôtels de luxe sur les personnalités autorisées à participer ou non aux discussions.

Un premier cycle de pourparlers entre les deux parties avait laborieusement abouti le 23 janvier à un cessez-le-feu, qui ne cesse d'être violé depuis.

Le conflit, qui s'est accompagné de massacres ethniques, a forcé plus d'un million de personnes à fuir de chez eux, et l'ONU a prévenu que la situation se détériorait.

Un membre de la délégation de la rébellion, Hussein Mar, a simplement indiqué que les deux parties avaient accompli quelques avancées sur les grandes lignes d'un agenda des négociations.

Les belligérants ont cependant échoué à signer un accord formel même sur ce point, en raison notamment d'objections du gouvernement sur la participation de personnalités de l'autre bord.

Les discussions, qui se déroulent sous l'égide de l'Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), qui regroupe plusieurs pays d'Afrique de l'Est, doivent désormais reprendre le 30 avril, a indiqué M. Mar.

Mi-mars, l'UE et les Etats-Unis avaient menacé les deux camps de sanctions faute de progrès dans leurs discussions et s'étaient inquiétés d'une "une possible famine" alors que la saison des pluies a commencé.

Mardi, le chef du Programme alimentaire mondial (PAM), Ertharin Cousin, a indiqué que "des vies étaient en danger", à l'issue d'une visite dans le pays.

"La crise au Soudan du Sud pourrait mettre en danger la vie de millions de gens dans les mois à venir si aucune action urgente n'est entreprise pour mettre fin au conflit", a indiqué l'ONU dans un communiqué, après cette visite.

L'ONG Oxfam a également mis en garde mercredi des "risques sérieux" encourus par la population.

Plus de 67.000 civils sont toujours réfugiés dans les camps surchargés de l'ONU. La saison des pluies risque de dégrader encore plus leurs conditions de vie misérables.

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