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Séisme au Chili: un tsunami de 40 cm mesuré au nord-est du Japon

02/04/2014 06:59 EDT | Actualisé 02/06/2014 05:12 EDT

Un tsunami de 40 centimètres, précédé de deux autres de 20 et 30 cm, a été mesuré jeudi à 07H39 locales (mercredi 22H39 GMT) sur la côte de la préfecture d'Iwate (nord-est du Japon) et plusieurs autres ailleurs, a annoncé l'agence de météo, qui avait lancé plus tôt une mise en garde à la suite du séisme au Chili.

Selon l'agence de météo relayée par la chaîne publique NHK, un premier raz-de-marée de 20 cm a d'abord été perçu à 06H52 dans le port de Kuji dans la préfecture d'Iwate, une de celles sur lesquelles portait la mise en garde lancée jeudi à 03H00 locales (mercredi 18H00 GMT). Puis une deuxième montée d'eau légèrement plus importante (30 cm) a été perçue une demi-heure plus tard et une troisième de 40 cm environ 15 minutes après.

De nombreux petits tsunamis du même ordre, ou plus faibles encore, ont aussi été enregistrés à plusieurs autres endroits de la côte nord-est (dans les régions de Hokkaido, Aomori, Miyagi notamment), a précisé l'agence.

Initialement, elle pensait que le tsunami toucherait la côte pacifique du Japon à partir de 05H00 locales (mercredi 20H00 GMT), mais il a fallu près de deux heures de plus.

L'agence de météo continuait plusieurs heures plus tard (à 11H30 locales, 02H30 GMT) de maintenir la mise en garde contre un tsunami d'un mètre au plus et d'appeler la population à ne surtout pas approcher de la mer.

"Dans de précédents cas, les montées d'eau les plus importantes avaient eu lieu 5 à 6 heures après l'arrivée du premier raz-de-marée, il est donc plus prudent de rester vigilant même si la hauteur maximum constatée jusqu'à présent est de 40 cm", a expliqué un responsable de l'Agence de météo lors d'une conférence de presse.

Selon lui, la levée de la mise en garde pourrait n'être prononcée que dans l'après-midi de jeudi.

En attendant, dans la préfecture d'Iwate, pluseurs agglomérations ont émis une recommandation d'évacuation partielle qui concerne quelque 10.000 foyers résidant près des côtes.

Certaines personnes qui témoignaient à la télévision ont effectivement préféré quitter temporairement leur maison, encore traumatisées par le tsunami du 11 mars 2011, qui avait dévasté la côte nord-est de l'archipel et tué directement plus de 18.000 personnes.

Cette fois, "bien qu'il puisse y avoir un léger changement du niveau de la mer dans la zone côtière, le tsunami ne devrait pas provoquer de dégâts", ont déclaré les autorités, tout en prenant des précautions.

Des voitures ont patrouillé dans les villes côtières pour prévenir les habitants par haut-parleurs, selon les images montrées par la chaîne de télévision publique NHK.

La compagnie Tokyo Electric Power (Tepco), qui gère la centrale endommagée de Fukushima Daiichi, au bord de l'océan, ainsi qu'un deuxième site à une douzaine de kilomètres (Fukushima Daini), devait suspendre les opérations prévues le long de la mer jeudi, selon les médias.

L'Agence de météo japonaise a défini une échelle à trois niveaux pour informer la population en cas de possible tsunami.

Le premier est "une mise en garde" qui concerne un risque de tsunami de 20 cm à 1m, ce qui ne nécessite pas a priori de se réfugier en hauteur, sauf ordre particulier.

Le deuxième niveau est une "alerte" qui s'applique pour les tsunamis "élevés" de 1 à 3 mètres et qui est accompagnée d'un ordre d'évacuation immédiate vers les hauteurs des personnes se trouvant le long des côtes.

Le troisième est une "alerte majeure" pour les "tsunamis géants" (à partir de 3m) avec risques de dévastation des habitations. Elle exige de fuir sur-le-champ, et parfois loin en hauteur, en fonction de la montée d'eau redoutée.

kap/mpd

TEPCO - TOKYO ELECTRIC POWER

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