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Patrice Brisebois dit que ses années junior ont «quasiment» été ses plus belles

02/04/2014 06:51 EDT | Actualisé 02/06/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - L'ancien défenseur Patrice Brisebois a joué pendant 18 saisons dans la LNH jusqu'en 2009. Il a disputé 1009 matchs et remporté la coupe Stanley dans l'uniforme du Canadien en 1993. Mais les quatre saisons qu'il a jouées dans la LHJMQ ont «quasiment» été les plus belles de sa carrière de hockeyeur.

«Je jouais au hockey et j'avais du plaisir», s'est remémoré Brisebois, mercredi, avant d'être admis au Temple de la renommée de la LHJMQ en compagnie de deux autres anciens joueurs, Gerard Gallant et Jean-Luc Phaneuf, ainsi que de l'arbitre Normand Caisse.

«Quand on est jeune, on a un petit côté naïf, a repris Brisebois. On fait ce qu'on aime sans se poser de questions. La pression n'est pas très forte: tu vas à l'école, tu gagnes un salaire de 35$ par semaine pour jouer au hockey et tu te dis qu'il arrivera ce qui arrivera.

«Chez les professionnels, la pression de bien faire est nettement plus forte. Ce n'est pas la même chose.»

À l'âge de 43 ans, Brisebois conserve des souvenirs impérissables des quatre années qu'il a passées dans les rangs juniors. Il se rappelle de son arrivée chez le Titan de Laval en 1987, à l'âge de 16 ans, du grand-frère qu'a été pour lui le joueur de 20 ans Patrick Black, des entraîneurs qui l'ont dirigé, des championnats de ligue et du monde qu'il a remportés, mais surtout de l'influence positive qu'a exercée sur lui Claude Ruel.

«Il a été la personne qui m'a le plus aidé, a-t-il affirmé. Claude Ruel a été un mentor, celui qui a cru en moi. Il m'a fait comprendre que je n'irais nulle part sans de bonnes habitudes de travail.

«Après les matchs, a-t-il continué, nous allions souvent manger ensemble avec Pierre 'Boom' Meilleur, qui était le représentant à Montréal du conseiller de joueurs Don Meehan. Tous les conseils qu'il m'a donnés et toutes les informations utiles qu'il m'a refilées, c'était magique. Des fois, quand il avait trouvé que je n'avais pas bien joué, il me disait: 'tu ne mérites pas de dessert ce soir'. Il n'a qu'un oeil, mais on ne pouvait pas rien lui passer.»

C'est avec cette vue de recul, quand il repense aux coéquipiers et aux entraîneurs qu'il a côtoyés, qu'il réalise pleinement toute la chance qu'il a eue.

«Je n'aurais jamais pu connaître du succès sans tous ces gens-là, a-t-il relevé. J'ai été très choyé d'avoir été repêché par Laval et la famille Morissette, d'avoir joué avec des joueurs de la trempe des Donald Audette et Gino Odjick et autres, et d'avoir eu de bons entraîneurs comme Claude Therrien, Paulin Bordeleau, Pierre Creamer et Jean Hamel, pour ma saison à Drummondville.»

Brisebois, auteur d'une récolte en saison régulière de 258 points en 208 matchs dans la LHJMQ, a remporté la coupe du Président deux fois dans l'uniforme du Titan. Il est un des rares joueurs qui a pris part au tournoi de la Coupe Memorial à trois reprises. Il n'a jamais gagné le prestigieux trophée, et c'est là le seul regret de son passage dans les rangs juniors.

Sur la scène internationale, Brisebois a eu la chance de remporter deux titres mondiaux au sein de l'équipe canadienne junior.

À l'âge de 16 ans, il a reçu une invitation à participer au camp d'Équipe Canada. Il a été le dernier défenseur retranché. Un an plus tard, une blessure l'a privé d'une participation au Mondial junior. Il s'est repris de brillante façon au cours des deux saisons suivantes.

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