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Le ministre japonais des Affaires étrangères va annuler une visite en Russie (presse)

02/04/2014 05:41 EDT | Actualisé 02/06/2014 05:12 EDT

Le ministre japonais des Affaires étrangères va annuler une visite prévue en Russie en avril, dans l'intention de montrer le mécontentement de Tokyo face à l'absorption de la Crimée, a affirmé un journal mercredi.

Bien qu'une réunion des chefs de la diplomatie des pays du G8 prévue fin avril ait été annulée il y a plusieurs semaines pour la même raison, le gouvernement nippon a espéré un temps pouvoir envoyer Fumio Kishida rencontrer son homologue russe, Sergei Lavrov, a rapporté le Yomiuri Shimbun.

Mais le gouvernement japonais a finalement renoncé à cette idée, craignant d'être accusé par ses alliés américain et européens de ne pas en faire assez face à la Russie, a ajouté ce quotidien à grand tirage.

Un responsable du ministère des Affaires étrangères interrogé par l'AFP a répondu que rien n'avait été décidé.

Une rencontre des ministres de l'Economie des deux pays prévue aussi à Moscou sur les questions énergétiques devrait pourtant aussi être annulée, a ajouté le journal.

Le Japon s'est résolument placé du côté des occidentaux dans la crise qui les oppose à la Russie à propos de l'intégration de la Crimée à son territoire, aux dépens de l'Ukraine.

Mais les Nippons marchent sur des oeufs car ils dépendent en partie de la Russie pour leurs importations de gaz naturel. Le Premier ministre japonais Shinzo Abe entretient de surcroît de bonnes relations avec le président russe Vladimir Poutine, qu'il a rencontré en sommet à plusieurs reprises depuis son arrivée au pouvoir fin 2012 à Tokyo. Il était l'un des rares dirigeants des pays riches présents à Sochi pour la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques d'hiver.

M. Abe cherche à amplifier les relations d'affaires russo-nippones et voudrait résoudre un conflit territorial entre les deux pays autour des îles Kouriles du Sud (appelées territoires du Nord par les Japonais), quatre îles occupées par la Russie depuis la fin 1945 mais revendiquées par le Japon.

La crise actuelle autour de l'Ukraine risque de gâcher ces efforts qui visent, entre autre, à permettre la signature d'un traité de paix entre le Japon et la Russie, ce que les deux pays n'ont toujours pas fait depuis la fin de la Seconde guerre mondiale.

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