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La nouvelle appréciation de l'OTAN par le gouvernement Harper en étonne certains

02/04/2014 06:47 EDT | Actualisé 02/06/2014 05:12 EDT

OTTAWA - Le nouvel enthousiasme du gouvernement Harper envers l'OTAN, dans la foulée de l'annexion de la Crimée par la Russie, a déclenché un signal d'alarme parmi certains spécialistes du domaine de la défense, qui croient que le Canada doit être conscient qu'il pourrait être appelé à joindre les gestes à la parole.

Le premier ministre Stephen Harper a déclaré à la Chambre des communes, mercredi, que le Canada discutait avec ses alliés «de nouvelles actions coordonnées» en lien avec le climat de tension qui règne en Europe de l'Est.

Plus tôt cette semaine, le ministre des Affaires étrangères John Baird a fait l'éloge de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord, la qualifiant «d'alliance spectaculairement réussie». Ce soutien se veut bien différent de la perception qui prévalait à la suite du conflit en Afghanistan.

Au cours des quatre dernières années, les conservateurs ont, en douce, réduit leurs liens avec l'organisation belge et aligné leur politique de défense avec celle de Washington.

Le gouvernement a mis fin à sa participation dans les programmes de surveillance de l'OTAN à des fins d'économie, l'an dernier, même si cette décision coûtera à l'industrie aérospatiale l'équivalent de millions de dollars en contrats perdus.

En plus de s'être retiré des programmes de Système de détection et de commandement aéroporté (SDCA) et de Capacité alliée de surveillance terrestre, le gouvernement Harper a été l'un des plus ardents promoteurs — derrière de portes closes — d'une réforme de la structure bureaucratique de l'OTAN.

Selon diverses sources diplomatiques, l'alliance avait rapidement été rabrouée après avoir tenté, de façon informelle, de convaincre le Canada de demeurer en Afghanistan au-delà de 2014 dans l'éventualité d'un prolongement de la mission d'entraînement pour les forces de sécurité qui s'y trouvaient.

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