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Ukraine: Merkel n'a "pas de raison de douter" qu'on aura un retrait de troupes russes

01/04/2014 08:26 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

La chancelière allemande Angela Merkel a affirmé mardi à Berlin qu'elle n'avait "pas de raison de douter" qu'un retrait de troupes russes à la frontière ukrainienne aurait bien lieu.

"Je ne peux que me baser sur ce que dit le président russe", a déclaré Mme Merkel, qui était interrogée, lors d'une conférence de presse, sur le retrait partiel de troupes russes non confirmé mardi par le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen.

"Je vais bien sûr continuer de m'informer pour savoir à quel point (le retrait) est visible ou non", a-t-elle ajouté.

Le ministère russe de la Défense avait annoncé lundi le retrait d'un de ses bataillons de la zone frontalière avec l'Ukraine. Un retrait partiel avait aussi été annoncé par un porte-parole du ministère ukrainien de la Défense. Et un communiqué de la chancellerie allemande avait affirmé lundi soir que le président russe Vladimir Poutine avait informé par téléphone Mme Merkel de ce retrait.

"Ce n'est certainement pas le dernier pas nécessaire car la concentration de troupes à la frontière ukrainienne est très élevée", a dit la chancelière mardi. "Cependant, aujourd'hui, je n'ai pas de raison de douter qu'on aura" un retrait des troupes.

Les Etats-Unis avaient accueilli lundi avec prudence les informations ukrainiennes et russes sur le retrait de certaines troupes russes. Le secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel avait indiqué qu'il ne pouvait les confirmer tout soulignant que ce serait une étape "nécessaire pour avoir une discussion sérieuse" en vue d'une "désescalade".

La présence de ces soldats -- 20.000 selon Washington -- a fait craindre une invasion de la partie orientale de l'Ukraine, en grande partie russophone, et une répétition du scénario qui a conduit à la perte de la Crimée.

Les ministres des Affaires étrangères des 28 pays de l'Otan se réunissaient mardi après-midi à Bruxelles pour discuter des moyens de rassurer les pays alliés en Europe de l'est, dont les Pays baltes et la Pologne, et évoquer la suspension de la coopération pratique entre l'Otan et la Russie.

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