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Stala et Taylor sont de retour chez les Alouettes pour les bonnes raisons

01/04/2014 02:35 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

MONTRÉAL - Revenir jouer avec son ancienne équipe revêt toujours un cachet particulier. Mais ce sont des raisons sportives, plutôt que sentimentales, qui ont mené aux retours de Dave Stala et Larry Taylor avec les Alouettes.

C'est ainsi qu'à titre de spécialiste des retours de botté, Taylor comblera un vide important au sein des unités spéciales. Celles-ci ont peiné l'an dernier — et même avant. Stala, lui, compte trouver sa place et faire sa part au sein d'un personnel de receveurs qui mise sur d'autres vétérans en Jamel Richardson, Brandon London, S.J. Green et Éric Deslauriers, mais aussi les jeunes Bo Bowling (25 ans) et Duron Carter (23 ans).

«J'y vois tout simplement une nouvelle opportunité de jouer, a dit Stala, qui a signé cet hiver un contrat avec les Alouettes quelques heures seulement après avoir été libéré par les Tiger-Cats de Hamilton. Je veux juste qu'on m'offre une chance, sans préjugés, de faire mes preuves sur le terrain.

«Ça, on ne m'en a jamais donné la chance, l'an dernier», a souligné le vétéran de 34 ans, qui a été limité à 10 attrapés et 144 verges de gains en 2013 à Hamilton.

«Je sais que si je me retrouve sur le terrain, je vais produire», a ajouté Stala, qui a connu deux saisons de plus de 1000 verges de gains dans la LCF, une avec les Alouettes en 2005 (1037) et une avec les Ticats en 2010 (1015).

Les chances que Taylor se retrouvent sur le terrain, la saison prochaine, sont excellentes compte tenu que les Alouettes ont eu beaucoup de difficultés à obtenir des gains appréciables sur les retours de bottés, l'an dernier. Pendant ce temps, à Calgary, Taylor franchissait le cap des 1000 verges à ce chapitre avec les Stampeders.

Pendant l'hiver, Popp a réussi à mettre la main sur un Taylor encore au sommet de sa carrière — il a 28 ans — en cédant deux choix au repêchage aux Stampeders. On peut s'attendre à ce que celui qui a tenté sa chance avec les Jets de New York, en 2010, procure aux unités spéciales montréalaises l'étincelle qui lui manquait.

Taylor a d'ailleurs reconnu que son retour à Montréal risque d'être un tonique pour les membres des unités spéciales des Alouettes.

«L'organisation me connaît et sait ce dont je suis capable, et les gars dans le vestiaire aussi, a noté celui qui est d'abord passé par Montréal de 2008 à 2010. Mais un joueur ne peut pas changer à lui seul le niveau d'efficacité des unités spéciales. Il faut le faire ensemble.»

Reste que Taylor est d'accord pour dire que les unités spéciales ont un impact important sur l'issue d'un match, surtout dans la LCF.

«C'est une unité qui peut changer l'issue d'un match, positivement ou négativement, a-t-il souligné. On ne peut pas exagérer l'importance des unités spéciales parce qu'il y a seulement trois essais au football canadien, alors elles passent beaucoup de temps sur le terrain. Si une équipe gagne la bataille des unités spéciales, ses chances de l'emporter dépassent les 50 pour cent — et même les 60 pour cent.»

Taylor et Stala, qui étaient tous deux de passage à Montréal en début de semaine pour subir des examens médicaux, sont motivés au plus haut point par ce deuxième séjour avec les Alouettes.

«Je reviens dans l'optique de connaître du succès comme j'en avais connu à mes débuts avec les Alouettes, et même ensuite à Calgary, a affirmé Taylor. Je suis encore au sommet de mes capacités, et je compte aider l'équipe à revenir au niveau où elle était quand j'ai commencé ma carrière.»

«Jim est celui qui m'a donné la chance de percer dans cette ligue et voilà qu'il me donne une autre occasion. J'ai l'intention d'en profiter au maximum», a dit Stala, qui a préféré revenir à Montréal, au sein d'une organisation qui a fait ses preuves, plutôt que d'explorer une opportunité avec le Rouge et Noir d'Ottawa, une équipe d'expansion.

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