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PKP participe à un débat à Saint-Jérôme et est attaqué par un ancien employé

01/04/2014 06:47 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

SAINT-JÉRÔME, Qc - Le magnat des médias devenu politicien Pierre-Karl Péladeau était assis lundi dans une église de la circonscription de Saint-Jérôme, alors qu'il débattait avec ses trois principaux rivaux locaus: un pianiste, un agent immobilier et l'un de ses anciens employés.

Le multimillionnaire, recruté par le Parti québécois comme candidat-vedette, a même dû subir les attaques personnelles de la part de son ex-employé lors du débat.

M. Péladeau était bien loin des salles de réunion luxueuses de l'empire Québecor.

Cela n'a cependant pas empêché l'homme de rappeler son passage à la tête de l'entreprise, devant une foule d'une centaine de personnes occupant moins de la moitié des bancs de l'église.

Provoquant une tempête médiatique en annonçant son entrée en politique, il a également semblé plomber la campagne du PQ, alors que son poing brandi en faveur de la souveraineté était suivi d'une baisse du parti dans les sondages.

M. Péladeau a évité les questions sur le sujet après sa profession de foi, alors que le parti tentait d'éviter d'autres dégâts.

Depuis, l'actionnaire majoritaire de Québecor a gardé profil bas lors de conférences de presse de sa chef Pauline Marois, où il s'est concentré à offrir d'utiliser son expertise pour aider à améliorer l'économie québécoise.

Loin de l'attention médiatique de la campagne de Mme Marois, M. Péladeau a dit avoir fait du porte à porte et avoir visité des centres commerciaux pour tenter de prendre la circonscription des mains de la Coalition avenir Québec (CAQ).

Lors du débat, M. Péladeau n'a jamais mentionné l'indépendance, et s'est plutôt présenté comme un candidat pouvant aider la région s'il est élu le 7 avril.

Alors qu'il était sur scène, M. Péladeau a également subi les attaques de son opposant libéral Armand Dubois, un ancien journaliste de la télévision et un responsable syndical au sein d'un média de Québecor.

Celui-ci a consacré la quasi-totalité de son allocution de clôture à critiquer son ancien patron.

Les organisateurs du débat avaient pourtant demandé aux participants d'éviter de s'attaquer mutuellement. Le but était d'expliquer les idées respectives pour la circonscription en répondant à des questions fournies une semaine à l'avance.

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