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Passerelle sur la rivière Saint-Charles : le choix de la Ville critiqué

01/04/2014 08:07 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

Le choix de la Ville de Québec pour l'aménagement de la passerelle qui enjambera la rivière Saint-Charles entre la rue Monseigneur-Plessis et le parc Victoria s'est attiré un lot de critiques de la part de citoyens lors d'une assemblée publique, lundi soir.

La passerelle à haubans en bois et en métal reliera les quartiers Saint-Roch et Saint-Sauveur au secteur Vanier. Les travaux du projet estimé à 1,64 million de dollars sont prévus au printemps 2015.

Plusieurs des citoyens présents à l'assemblée de la Ville de Québec ont déploré ne pas avoir été consultés avant que l'administration municipale fasse son choix. Le Conseil du quartier Saint-Sauveur aurait souhaité que la passerelle soit aménagée plus à l'Ouest pour faciliter l'accès aux résidents de Saint-Sauveur et attirer la clientèle vers les commerces de la rue St-Vallier.

« Le Conseil de quartier de Saint-Sauveur a demandé à faire partie de la démarche. Jamais on n'en a fait partie, déplore le président Olivier Meyer. On n'a été invité dans aucune rencontre de travail », a-t-il ajouté.

La Ville de Québec a étudié quatre scénarios avant de faire son choix. L'une des options privilégiées par plusieurs citoyens proposait une passerelle aménagée de la rue de Carillon, dans Saint-Sauveur, pour se rendre jusqu'à la rue Bourdages. La structure aurait atteint 70 mètres de longueur et coûté environ 2,9 millions de dollars à construire.

La Ville considérait que le scénario Monseigneur-Plessis s'intégrait mieux au paysage tout en étant moins coûteux.

Un pont sécuritaire

Pour les citoyens de Saint-Sauveur qui s'inquiétaient de l'absence d'éclairage au parc Victoria et du détour qu'ils devront faire pour emprunter la passerelle, la conseillère Chantal Gilbert s'est montrée rassurante.

« Ce n'est pas un détour de 15 minutes, c'est un détour de même pas une minute, affirme Chantal Gilbert. Il faut s'arranger pour que le projet soir tellement beau et avec un éclairage tellement confortable qu'on va vraiment avoir envie de le faire ce petit détour-là », a dit Mme Gilbert.

Mme Gilbert reconnaît par ailleurs qu'il aurait été préférable d'effectuer une consultation publique avant de prendre une décision. 

« Je pense qu'effectivement il y aurait pu y avoir une consultation publique, a admis la conseillère. La réserve que j'ai, c'est qu'habituellement lorsqu'il y a une consultation publique, c'est quand il y a un changement de zonage. Dans ce cas-là, il n'y avait aucun changement de zonage », a précisé Chantal Gilbert.

Le pont piétonnier sera accessible douze mois par année.

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