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Les trois Libyens qui étaient à bord d'un pétrolier contrebandier libérés

01/04/2014 08:13 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

Trois rebelles libyens qui étaient à bord d'un pétrolier contrebandier restitué à la Libye par la marine américaine ont été libérés dans le cadre de négociations avec les rebelles bloquant des terminaux dans l'Est, a rapporté mardi l'agence libyenne Lana.

"Le procureur général a décidé la libération des trois accusés qui ont contraint le capitaine et l'équipage du pétrolier à entrer dans le port d'al-Sedra (est) et à voler le pétrole libyen", a annoncé l'agence.

Le Morning Glory, un navire égyptien battant pavillon nord-coréen de complaisance, que Pyongyang a dénoncé quelques jours plus tard, était arrivé le 8 mars au port d'al-Sedra, contrôlé par les rebelles.

Il a chargé une cargaison de brut, vendu par les rebelles autonomistes de l'Est qui bloquent depuis juillet 2013 les terminaux pétroliers.

La marine libyenne a échoué à arraisonner le pétrolier, qui a finalement été saisi par les forces spéciales de la marine américaine au large de Chypre et escorté jusqu'en Libye, où les 21 membres d'équipage de différentes nationalités et les trois Libyens qui étaient à bord ont été remis à la police.

Aucune information n'a été donnée dans l'immédiat sur le sort des membres d'équipage.

Plusieurs avocats et magistrats ont manifesté mardi devant le bureau du procureur général leur consternation devant la libération des trois Libyens et dénoncé une décision politique.

Des membres du parquet général ont dénoncé cette décision, prise selon eux sous la pression de députés du Congrès général national (CGN, Parlement) et du gouvernement, qui tentent de trouver un compromis avec les rebelles pour mettre fin au blocage des terminaux pétroliers.

Selon plusieurs sources gouvernementales et rebelles, une issue semble en effet proche dans cette crise qui empêche les exportations de brut et prive donc le pays de sa principale source de revenus.

Le blocage des ports pétrolier a provoqué une chute de la production à 250.000 barils par jour, voire moins, contre près de 1,5 million b/j en temps normal.

Depuis la chute du régime de Mouammar Kadhafi en octobre 2011, les autorités de transition ne parviennent pas à rétablir l'ordre dans le pays, confronté à une forte instabilité politique et aux violences.

ila/fcc

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