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Jour J pour Porter et Bombardier

01/04/2014 07:51 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

Après des mois d'études, le conseil municipal de Toronto décide, mardi, s'il clouera au sol ou permettra le décollage du mégaplan d'expansion de Porter.

Le transporteur demande à la Ville de lever l'interdit contre les jets à l'aéroport Billy Bishop du centre-ville, pour y faire atterrir les nouveaux appareils de la CSeries de Bombardier.

Le maire Rob Ford, un ardent défenseur du projet, n'est pas à l'hôtel de ville mardi matin. Il « ne se sent pas bien », selon son attaché.

Divisions

Le maire Rob Ford soutient que l'agrandissement de l'aéroport des îles générerait des « retombées de millions de dollars ».

Le PDG de Porter, Robert Deluce, fait miroiter 2000 nouveaux emplois. Il affirme par ailleurs qu'il a besoin maintenant du feu vert de la Ville, pour ne pas perdre son dépôt relativement à l'achat des nouveaux appareils de la CSeries. Toutefois, Bombardier, qui a du mal à remplir son carnet de commandes, a indiqué dans le passé être flexible au sujet des échéanciers. 

Porter multiplie les publicités à la radio, à la télé et sur Internet depuis quelques semaines.

De leur côté, les opposants au projet ont acheté une pleine page de publicité dans un quotidien torontois mardi matin, en prévision du vote décisif au conseil.

Le conseiller municipal Adam Vaughan affirme que le plan sur la table est l'équivalent « d'asphalter le lac [Ontario] », à cause du prolongement nécessaire de la piste principale. Selon les opposants, il y aurait aussi une augmentation dangereuse de la circulation routière, du bruit et de la pollution dans ce secteur prisé des rives du lac Ontario.

Le groupe Transport Action Ontario ajoute qu'un train express reliera dès l'an prochain l'aéroport Pearson au centre-ville, remettant en question la nécessité d'agrandir l'aérodrome du centre-ville.

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