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Le nouveau groupe Heat: du bon rock (ENTREVUE)

01/04/2014 02:22 EDT | Actualisé 01/04/2014 02:23 EDT
Marine Haddadi

The Strokes, Velvet Underground, The Jesus and Mary Chain, Oasis: le jeune groupe Heat ne s’en cache pas, il s’inspire de ces groupes cultes qui ont marqué le rock au fil du temps. Il veut proposer un rock’n’roll accrocheur et sans fioritures. Résultat : un son dont les influences sont omniprésentes (on croirait parfois entendre la voix de Lou Reed ou encore Julian Casablancas), certes, mais néanmoins de très bonne qualité. Rencontre avec le chanteur du quintette montréalais.

Susil Sharma, 25 ans, est né à Fredericton au Nouveau-Brunswick. Il est arrivé à Montréal il y a huit ans. Depuis environ deux ans, il se consacre à son groupe formé par des gars qui proviennent des quatre coins du Canada.

Les guitaristes Jesse Sterritt et Matthew Fiorentino sont natifs de London et de Montréal ; le bassiste Matt Perri est originaire d’Edmonton tandis que le batteur Charles Neufeld a grandi à Hamilton. Tous ont choisi de vivre à Montréal et tous ont choisi de développer une sonorité rock (un brin punk) qui, ces dernières années, a laissé grandement la place à des arrangements plus touffus comme ceux proposés par les Arcade Fire de ce monde.

«Depuis que je suis petit, ma musique c’est Led Zeppelin, The Smiths, The Ramones, The Rolling Stones et Lou Reed, mon préféré. Le son aux influences britanniques, qu’il provienne de l’Europe ou des États-Unis. J’aime particulièrement certains groupes qui ont émergé de New York. Pour moi, ça toujours été ce style. Plusieurs de mes amis et d’autres musiciens que je côtoie sont dans la musique à Montréal, une ville très cool au plan créatif. Mais bien des projets sont peut-être un peu trop "tendance" à mes yeux avec les violons, les synthétiseurs ou les drum machines. Chez moi, ça ne change pas, c’est toujours le rock [plus conventionnel].»

Selon Sharma, c’est peut-être cliché, mais c’est ce que les membres de Heat désirent offrir comme musique. Du rock qui puise dans la belle époque des années 60 et 70: guitares, batterie, basse et voix.

«On a trouvé un son qui me plait beaucoup avec Heat, ajoute le chanteur. Nous venons juste d'enregistrer cinq chansons studio (Mountain City) avec le réalisateur Adrian Popovich (Stars, The Dears, Sam Roberts, Solids, Xavier Caféïne). Il ne manque que le mastering. Le EP devrait donc sortir dans les prochains mois. Et ça ne m’empêche pas de vouloir commencer un album complet. J’ai environ 40 chansons qui pourraient servir à un autre opus. Mais en ce moment, nous y allons une étape à la fois. Nous cherchons un label. C’est le plus important.»

À Montréal, on a pu déjà assister aux performances du groupe Heat dans des endroits comme la Casa Del Popolo, le Il Motore, l’Escogriffe ou le Divan Orange. Le groupe a joué en première partie de plusieurs formations connues telles que We Are Wolves et Duchess Says.

Heat a également participé à Pop Montréal 2013, où leur agent Michael Bardier (anciennement booker chez la maison de disque Dare to Care, il a créé récemment sa nouvelle boîte d’artistes appelé Heavy Trip) a su reconnaître leur talent.

« Nous sommes un jeune band, affirme Susil Sharma. Mais nous avons atteint un niveau très intéressant au cours des 18 derniers mois. Comme chanteur, je me sens de plus en plus à l’aise. Les autres gars sont aussi davantage en confiance. Je pense que nous offrons maintenant un bon spectacle. Nous jouons régulièrement (dont deux concerts à Toronto à la fin mars) et ça devrait augmenter à la sortie de notre EP. »

Voici un lien numérique pour écouter la chanson Susisfine du groupe Heat.

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