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Elections hongroises: les adversaires de Viktor Orban

01/04/2014 04:37 EDT | Actualisé 31/05/2014 05:12 EDT

Voici les principaux adversaires du parti conservateur Fidesz de Viktor Orban aux élections législatives de dimanche 6 avril:

- "Alliance pour un changement de gouvernement"

Dominée par le parti socialiste (MSZP, ex-communistes), l'alliance est composée de cinq formations de gauche et libérales. Peter Mesterhazy, 40 ans, président peu charismatique du MSZP, est aussi le candidat de l'alliance, créditée de 15 à 23% des intentions de vote, pour le poste de Premier ministre.

L'ancien Premier ministre socialiste Ferenc Gyurcsany (52 ans) a été convié à se joindre à l'alliance, avec son parti DK (Coalition démocratique). Cet économiste brillant, qui a battu Viktor Orban aux élections de 2006, est devenu très impopulaire après la divulgation par la radio de déclarations dans lesquelles il admettait avoir menti sur l'état réel de l'économie du pays, qui a frôlé la faillite en 2008.

Gordon Bajnai, Premier ministre sans étiquette après la démission de Ferenc Gyurcsany (2009-2010) est l'autre grande figure de l'alliance. A 46 ans, cet économiste issu du monde des affaires a porté en 2012 les espoirs d'un renouveau de la gauche en Hongrie. Après avoir créé son mouvement "Ensemble 2014", auquel se sont jointes d'autres organisations anti-Orban, il a toutefois échoué à rassembler l'opposition sous son égide et a dû s'incliner face aux socialistes.

- "Alliance des jeunes de droite - Mouvement pour une meilleure Hongrie" ou Jobbik

Parti d'extrême-droite, connu pour sa rhétorique raciste, contre les Roms en particulier, antisémite et antieuropéenne, le Jobbik avait obtenu 17% des voix lors des élections de 2010. Il est crédité de 14 à 20% pour le scrutin de dimanche. Créé en 2003, il est dirigé par un ancien enseignant âgé de 35 ans, Gabor Vona. Le parti qui dit lutter pour l'identité nationale et le retour aux valeurs chrétiennes a souffert de la politique ultra-conservatrice du Fidesz. Le Jobbik a depuis entrepris de polir son image, et emploie un langage plus conciliant à l'occasion de ces élections, afin d'attirer en particulier les étudiants mécontents de la politique de l'éducation d'Orban.

ilp/cs/ml

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