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Des militaires chinois sont soupçonnés de corruption

01/04/2014 01:38 EDT | Actualisé 01/06/2014 05:12 EDT

PÉKIN, Chine - La campagne anticorruption musclée qui a déjà détrôné plusieurs dirigeants chinois de premier plan se tourne maintenant vers la puissante Armée de libération populaire.

Le ministère de la Défense a indiqué mardi que des enquêteurs ont découvert de possibles cas de corruption au sein des régions militaires de Pékin et de Jinan. Ces inspections auraient été menées sous l'autorité directe de la Commission militaire centrale, qui est dirigée par le président Xi Jinping.

Le ministère indique que les problèmes découverts concernent les promotions, la discipline des officiers, des transferts de terrains, la construction et l'allocation de logements, et les services médicaux militaires.

L'Armée de libération populaire est minée depuis longtemps par une culture de corruption et d'abus de pouvoir. Les promotions et les postes les plus confortables sont fréquemment octroyés en échange de faveurs aux officiers supérieurs tandis que des actifs militaires, et surtout les terrains, sont utilisés à des fins privées.

Les officiers profitent de voitures, de logements et d'avantages généreux en échange de leur loyauté au parti plutôt qu'à l'État.

Le président Xi est le fils d'un général et jouit donc d'une plus grande autorité que ses deux prédécesseurs auprès des militaires. Il risque toutefois de perdre certains appuis s'il sévit trop durement.

L'armée a annoncé, lundi, qu'elle déposait des accusations de détournement de fonds, de corruption et d'abus de pouvoir contre le lieutenant-général Gu Junshan. Gu était le directeur adjoint du département de la logistique générale de l'ALP, un poste qui lui aurait permis d'amasser une vaste fortune grâce à son influence sur les contrats et l'approvisionnement.

On ne sait pas quand Gu sera traduit en procès.

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