POLITIQUE
29/03/2014 01:48 EDT | Actualisé 29/05/2014 05:12 EDT

Glissement des électeurs de la CAQ vers le PLQ dans Mille-Îles

Agence QMI

Dans la circonscription lavalloise de Mille-Îles, de nombreux électeurs de la CAQ ont décidé d'appuyer le Parti libéral du Québec. Même le candidat de la CAQ le constate, mais il n'abandonne pas.

Un texte de Francis Labbé Twitter Courriel

Netta Hademine est née en Mauritanie. Elle habite au Québec depuis 15 ans et depuis 3 ans, elle vit dans la circonscription lavalloise de Mille-Îles.

« En 2012, j'ai appuyé la Coalition avenir Québec », confie-t-elle. « Cette année, je vais appuyer le Parti libéral, parce que je ne peux accepter la Charte et parce que j'aurais l'impression de perdre mon vote si je votais pour la CAQ. »

Glissement vers le PLQ

Netta Hademine n'est pas la seule à penser de la sorte. Dans les rues des quartiers Saint-François et Saint-Vincent-de-Paul, les électeurs qui délaissent la CAQ pour le PLQ ne sont pas rares.

Même le candidat de la Coalition avenir Québec, Sylvain Loranger, le constate. « Les gens me disent : "Ah, je vais voter stratégique". Je leur réponds d'arrêter de voter contre quelque chose et de voter pour quelque chose. »

« Il y a une frange caquiste qui était auparavant des libéraux. Ils sont tentés de se tourner vers une forme de sécurité. Une sécurité illusoire, quant à moi, mais c'est ce que l'on perçoit. C'est vraiment une guerre de tranchées », poursuit le candidat de la Coalition.

Le Parti libéral compte bien profiter des appuis caquistes pour conserver cette circonscription.

« Je suis convaincue que je serai en poste le 8 avril », confie la députée sortante et candidate du PLQ, Francine Charbonneau. D'autant plus que la circonscription est libérale depuis 2003.

Avec la majorité

Depuis 1973, c'est toujours un candidat du parti au pouvoir qui a été élu dans Mille-Îles, lorsque des gouvernements étaient majoritaires. En 2012, le PLQ ne l'a emporté que par une faible avance de 1797 voix sur le Parti Québécois, qui a formé par la suite un gouvernement minoritaire. 

Cette fois-ci, le PQ est représenté par la candidate Djemila Benhabib, auteure du livre Ma vie à contre-Coran. Lors d'un passage au Bazar Saint-Vincent-de-Paul, elle a été bien accueillie.

« Dans mon entourage, c'est le Parti québécois », confiait une électrice. « C'est motivant de savoir que bientôt, je pourrai peut-être aider les gens d'ici à résoudre un certain nombre de problèmes qu'ils rencontrent. Notamment en matière de transport », raconte Djemila Benhabib.

Des luttes serrées à Laval

Dans les officines du PQ, on espère que le glissement des votes de la CAQ vers le PLQ ne sera pas un phénomène répandu à Laval. Le PQ a remporté deux des six circonscriptions lavalloises en 2012, Sainte-Rose et Laval-des-Rapides.

Dans Sainte-Rose, la CAQ avait terminé deuxième et écolté près de 30 % des voix. Le PQ y avait obtenu une avance de moins de 2100 voix. Dans Laval-des-Rapides, représentée par Léo Bureau-Blouin, la Coalition avait terminé troisième avec 22 % des votes. L'avance du PQ y était de 2362 voix.

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