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29/03/2014 06:56 EDT | Actualisé 29/05/2014 05:12 EDT

Espagne - 31e journée: Atletico et Barça se répondent, le Real se reprend

L'Atletico, leader du Championnat d'Espagne, et son dauphin le Barça se sont rendu coup pour coup samedi pour la 31e journée à trois jours de leurs retrouvailles en Ligue des champions, tandis que le Real Madrid (3e) s'est repris après deux défaites consécutives.

Statu quo avant les quarts de C1: si le FC Barcelone a remporté le derby contre l'Espanyol (0-1) à la faveur d'un penalty de Lionel Messi, l'"Atleti" a répliqué dans la foulée face à l'Athletic Bilbao (1-2) sur des buts de Diego Costa et Koke.

Et comme le Real s'est aussi imposé contre le Rayo Vallecano (5-0) grâce notamment à Cristiano Ronaldo, buteur et passeur, et à un doublé de Gareth Bale, les écarts restent figés en tête. Un petit point sépare toujours les "Colchoneros" (76 points) du Barça (75), juste devant le Real, troisième avec 73 points.

Mardi soir au Camp Nou, l'Atletico se présentera donc dans la peau d'un numéro un national pour défier le grand Barcelone sur la scène européenne.

Le club "colchonero" a encore démontré contre l'Athletic qu'il avait de la ressource, renversant le score malgré un but précoce d'Iker Muniain (6).

Diego Costa, très en vue, a égalisé en ajustant de près le gardien (22) et après le deuxième but, signé Koke de la tête (55), l'attaquant hispano-brésilien a provoqué l'expulsion du défenseur français Aymeric Laporte pour un deuxième carton jaune (86).

"Nous sommes conscients d'avoir fait un grand match, ç'a été un des meilleurs matches de la Liga", s'est réjoui l'entraîneur Diego Simeone, faisant entorse à son habituel discours empreint d'humilité.

Le Barça est prévenu. Mais le club catalan, qui a tenu le ballon contre l'Espanyol quand l'Atletico déroulait un pressing infernal face à l'Athletic, a peut-être moins puisé dans ses réserves que son rival madrilène.

- Le Real se rachète -

Jeu de mains, jeu de Barcelonais: même si l'Espanyol aurait pu bénéficier d'un penalty pour une main de Mascherano dans le visage d'un adversaire, c'est un ballon touché de l'avant-bras par le défenseur Javi Lopez qui a offert un penalty au Barça, transformé par Messi (76).

Et une autre main, celle du gardien Kiko Casilla hors de sa surface (carton rouge à la 83e), a contraint l'Espanyol à finir à dix, avec Lopez en gardien de fortune.

A sept matches de la fin, cette victoire vaut cher pour le Barça, soulagé après avoir manqué de précision dans la finition, à l'image d'un Neymar très maladroit.

"Pour nous, c'était un déplacement à haut risque et nous apprécions ces trois points à leur juste valeur", s'est réjoui l'entraîneur blaugrana Gerardo Martino.

Sous la pluie du stade Bernabeu, le Real a lui aussi péché dans le dernier geste, en particulier Karim Benzema, peu inspiré (3, 27), ou Gareth Bale, qui s'est pris les pieds dans le tapis seul face au gardien (37).

Mais un Ronaldo sur une seule jambe a suffi à punir le Rayo, très joueur: victime d'une "gêne" à un genou depuis quelques matches, le Portugais a signé son 28e but en championnat après une passe plein axe de Bale (15) et a servi Carvajal pour le deuxième but (55).

Gareth Bale s'est ensuite racheté en signant un doublé en deux minutes (68, 70), avant que Morata ne scelle le score d'un bijou en lucarne (78).

C'était bien de rachat dont il s'agissait pour le Real: cette large victoire lui permet de stopper l'hémorragie après deux défaites d'affilée contre le Barça (4-3) puis le FC Séville (2-1).

Surtout, la "Maison blanche" va pouvoir préparer la réception du Borussia Dortmund en C1 mercredi avec un peu plus de sérénité. Cela ne comble pas son retard en Liga, mais c'est déjà ça.

jed/jta

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