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29/03/2014 05:47 EDT | Actualisé 29/05/2014 05:12 EDT

Caravanes électorales : un voyage organisé dans les moindres détails

Les caravanes des chefs de parti sont au coeur des campagnes électorales modernes et font partie d'une chorégraphie réglée au quart de tour. Rien n'est laissé au hasard même s'il peut parfois être difficile de prévoir l'imprévisible.

Un texte de Mylène Crête Twitter Courriel

La caravane d'un parti politique ne passe pas inaperçue lorsqu'elle s'arrête dans une municipalité. Chaque endroit est choisi en fonction du message que le chef veut véhiculer, mais aussi pour lui permettre d'aller à la rencontre des gens dans l'espoir d'obtenir leur vote.

Lors de notre tournage, par exemple, le chef de la Coalition Avenir Québec (CAQ), François Legault, avait choisi le Centre québécois d'innovation en biotechnologie situé à Laval pour s'adresser aux médias.

La caravane s'arrête pour permettre au chef d'un parti de présenter son programme électoral, de répondre aux questions des journalistes, de rencontrer des militants ou simplement de serrer la main de citoyens curieux.

Chaque conférence de presse est planifiée dans les moindres détails, quelques heures avant l'arrivée de l'autobus du parti. Des équipes techniques installent les microphones, les amplificateurs et l'éclairage dans des lieux soigneusement sélectionnés. Des policiers inspectent également les lieux pour assurer la sécurité.

Ce scénario peut se répéter plusieurs fois par jour. Chaque fois, le temps est compté et les contraintes sont nombreuses. En plus de l'autobus du chef il y a en a un, voire deux pour les médias. La caravane peut compter au total une soixantaine de personnes.

« Il y a des endroits où on ne peut pas aller parce qu'il n'y a pas suffisamment de chambres d'hôtel, souligne Christian Lessard, le directeur de campagne du Parti libéral du Québec. Il y a des villages qui ne voient jamais arriver trois autobus de touristes en même temps au Québec. »

Même s'il est bien organisé, ce voyage d'une trentaine de jours dans tout le Québec comporte tout de même ses risques. Que ce soit des conditions météo difficiles, une panne mécanique ou la rencontre fortuite de citoyens très critiques : les organisateurs de la caravane doivent tenter de tout prévoir.

« Nous avons une gestion de risque qui est très forte avant une campagne électorale, précise la présidente de la CAQ, Maud Cohen. Juste un autobus qui tombe en panne, on sait tout de suite la perception que ça a eue dans certaines campagnes électorales. »

La tournée électorale demeure ainsi une opération complexe, qui est en général bien rodée et au cours de laquelle le chef doit demeurer le centre d'attraction.

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