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28/03/2014 09:00 EDT | Actualisé 28/05/2014 05:12 EDT

Le cinéma français en 2013: autant de films mais moins d'argent

Les films français ont été aussi nombreux en 2013 qu'en 2012, mais le nombre de longs métrages à gros budgets a chuté et les investissements sont aussi en baisse, crise oblige.

"Ce qu'on voyait les dernières années se confirme. Le niveau de production reste élevé tant en fiction qu'en documentaire ou animation", explique vendredi à l'AFP Benoit Danard, directeur des études au Centre national du cinéma (CNC).

"Mais il y a moins d'investissements de la part des chaînes de télévision, donc cela a un impact notamment pour les films à gros budgets, bien moins nombreux", poursuit-il.

Sur les 270 films agréés l'an dernier par le Centre national de la cinématographie et de l'image animée, le nombre de films d'initiative française est resté stable à 209, celui des films à majorité étrangère a diminué de neuf.

Le devis moyen des films produits l'an dernier est le plus bas de la décennie avec 4,88 millions d'euros, en raison de la baisse du nombre de films à gros budget.

Le budget le plus élevé en 2013 - près de 60 millions d'euros - concerne l'adaptation du "Petit prince" de Saint-Exupéry, un film d'animation en 3D de Mark Osborne ("Kung Fu Panda"), dont la date de sortie n'est pas encore fixée, devant "Lucy", dernière production de Luc Besson (49 millions d'euros) annoncée pour août, et "La belle et la Bête" de Christophe Ganz (34 millions d'euros), sorti le 12 février.

A l'autre bout de l'échelle, les films à petit budget ont augmenté.

Comme l'an passé, les chaînes de télévision historiques ou à péage, sources traditionnelles de financement du cinéma, ont globalement moins investi, et les investissements des chaînes publiques comme France 2 et France 3 ont aussi reculé.

Le poids lourd du cinéma reste Canal+ qui a mis 160,44 millions d'euros dans 126 films en 2013 (46,7% des films agréés par le CNC). Ce budget recule de 13,9% par rapport à 2012.

Concernant les films étrangers tournés en France, les investissements sont encore plus orientés à la baisse, là encore sous l'effet de la crise ou de crédits d'impôt plus avantageux ailleurs (Belgique, Luxembourg etc): -15,2% à 234,7 millions d'euros.

Mais le nombre de coproductions reste très élevé: 116 (contre 129 en 2012) réalisés avec 38 pays différents.

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