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28/03/2014 02:24 EDT | Actualisé 28/05/2014 05:12 EDT

Chypre supprime les limitations sur les retraits bancaires

Chypre a supprimé vendredi les restrictions sur les retraits d'argent qui avait été imposées il y a un an pour éviter une fuite des capitaux lors des négociations sur un prêt international à l'île méditerranéenne.

Avec ce décret pris par le ministre des Finances Haris Georgiades, qui annule un plafond de retrait à 300 euros par jour dans les banques chypriotes, Chypre fait un pas supplémentaire vers une levée totale du contrôle des capitaux.

La peur d'un retrait massif d'argent des banques en mars 2013 à Chypre, en pleine négociation avec les bailleurs de fonds internationaux sur un prêt pour sauver l'île de la faillite, avait poussé le gouvernement à les fermer pour une dizaine de jours et à imposer des contrôles draconiens sur les opérations bancaires.

Avec "la stabilisation générale et la restauration de la confiance dans le système bancaire, une levée plus grande des restrictions est réalisable", indique le ministre dans son décret.

La limite de 300 euros était l'une des restrictions du régime de contrôle des capitaux.

Le décret augmente également la limite actuelle pour des virements au sein même de Chypre, quelle qu'en soit la nature.

Par ailleurs, sous certaines conditions, les Chypriotes sont désormais autorisés à ouvrir un compte bancaire s'ils ne sont pas déjà titulaires d'un compte et s'ils déposent un montant de plus de 5.000 euros.

Cependant, les Chypriotes ne sont toujours pas autorisés à recevoir directement du liquide en contrepartie d'un chèque déposé à la banque ou à prendre plus de 3.000 euros avec eux quand ils voyagent à l'étranger.

Les autorités chypriotes ont estimé qu'elles pourraient annuler tous les contrôles sur les capitaux d'ici fin 2014 si des progrès suffisants étaient faits dans le cadre des engagements qu'elles ont pris en contrepartie du prêt et si la confiance des investisseurs était pleinement rétablie.

Parmi les mesures draconiennes qu'elles se sont engagées à prendre contre le prêt de 10 milliards d'euros, figurent la restructuration du système bancaire et la privatisation des principaux services publics.

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