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28/03/2014 07:52 EDT | Actualisé 28/05/2014 05:12 EDT

BlackBerry restera au Canada malgré la vente d'immobilier, assure son patron

WATERLOO, Ont. - Il reste encore beaucoup de travail à abattre pour assurer la survie de BlackBerry, a estimé vendredi le chef de la direction du fabricant de téléphones intelligents, John Chen, mais l'entreprise n'a pas l'intention de déménager ses principales activités à l'extérieur du pays.

«Il reste tant de choses à régler», a affirmé M. Chen aux journalistes présents au siège social de l'entreprise, à Waterloo, en Ontario, après la publication des plus récents résultats trimestriels de BlackBerry.

«Je n'ai pas de projet de déménagement à l'extérieur du Canada», a-t-il ajouté plus tard.

Mais des changements, il y en aura. M. Chen continue de réorganiser la société avec pour objectif de réduire ses coûts. Ce plan comprend l'élimination d'environ 40 pour cent de l'effectif de la société d'ici la fin mai.

BlackBerry prévoit dévoiler de nouveaux téléphones avec clavier au cours des 18 prochains mois. Ces appareils ont été conçus principalement pour ses loyaux clients corporatifs et gouvernementaux.

L'entreprise a dévoilé vendredi une perte de 423 millions $ US, soit 80 cents US par action, pour son quatrième trimestre, ce qui se compare à un bénéfice de 98 millions $ US, ou 19 cents US par action, pour la même période un an plus tôt.

Cependant, en excluant les éléments non récurrents, BlackBerry affiche une perte ajustée des activités poursuivies de 42 millions $ US, soit 8 cents US par action, au plus récent trimestre.

Les analystes misaient en moyenne sur une perte de 55 cents US par action pour le quatrième trimestre, selon les données recueillies par Thomson Reuters.

Les revenus ont reculé à 976 millions $ US pour la période de trois mois terminée le 1er mars, ce qui se compare à un chiffre d'affaires de 2,68 milliards $ US il y a un an. Les analystes misaient plutôt sur des revenus de 1,1 milliard $ US pour le plus récent trimestre.

Lorsqu'il a pris les rênes de BlackBerry en novembre dernier, M. Chen a immédiatement resserré le contrôle sur les dépenses, a-t-il indiqué, parce que faire enquête sur les problèmes au sein de l'entreprise de façon successive aurait pris trop de temps.

«Cette transition a été une des choses les plus difficiles au début», a-t-il affirmé.

Dans le cadre de ses efforts pour réduire ses coûts et obtenir de la valeur pour ce qu'elle détenait, BlackBerry a décidé de vendre la majorité de ses actifs immobiliers canadiens à divers acheteurs. Une partie est allée à l'Université de Waterloo en vertu d'une entente qui permet à BlackBerry de louer certaines propriétés, tandis que d'autres actifs ont été cédés à un acheteur dont l'identité n'a pas encore été dévoilée.

M. Chen assure avoir l'intention de garder le siège social de BlackBerry à Waterloo et de laisser sa division QNX à Ottawa.

Au cours des prochains mois, l'accent sera mis sur un éventuel retour à la rentabilité, a-t-il ajouté.

À court terme, précise-t-il, cela devrait se traduire par une croissance des activités de logiciels et de services, incluant son populaire service de messagerie BBM, ainsi que les logiciels intégrés comme QNX.

La société devra aussi renforcer ses activités de marketing à New York et à Washington, a-t-il affirmé, deux régions où les téléphones intelligents de BlackBerry ont encore une bonne base d'adeptes.

L'action de BlackBerry a plongé vendredi de 65 cents, soit 6,5 pour cent, pour clôturer à 9,31 $ à la Bourse de Toronto.

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