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Après Twitter, la Turquie bloque l'accès à YouTube

27/03/2014 10:56 EDT | Actualisé 27/05/2014 05:12 EDT
ADEM ALTAN via Getty Images
Protesters hold placards reading 'do not touch my twitter ' and 'communication right is a basic human right' during a demonstration against the ban on Twitter during a demonstration against Turkish government in Ankara on March 22, 2014. Placards read, 'do not touch my twitter ', 'communication rught is a basic human right' (back R). Turkey's government on Saturday defended its internationally condemned ban on Twitter as a 'preventive measure' to stop 'character assassinations' following a wave of corruption investigation leaks. AFP PHOTO/ADEM ALTAN (Photo credit should read ADEM ALTAN/AFP/Getty Images)

Le gouvernement turc a ordonné jeudi le blocage de la plateforme YouTube, une semaine après avoir fait de même pour Twitter, à la suite de la diffusion de nouveaux enregistrements pirates mettant en cause le régime, ont annoncé les médias turcs.

La décision des autorités des télécoms (TIB) concernant YouTube a été communiquée aux serveurs d'internet et aux opérateurs GSM turcs, a précisé le quotidien Hürriyet sur son site internet.

"L'accès a été bloqué par l'Autorité turque des télécommunications (TIB)", indique un message aux internautes qui souhaitent accéder à la plateforme.

Cette décision fait suite à la publication jeudi sur YouTube de l'enregistrement d'une conversation dans laquelle quatre hauts responsables turcs, dont le ministre des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu et le chef des services de renseignement (MIT) Hakan Fidan, évoquent l'hypothèse d'une opération militaire en Syrie.

L'authenticité de cette discussion et les conditions de son enregistrement, diffusé sur la plateforme YouTube, n'ont pas été établies.

Dans la bande sonore, la voix attribuée à M. Fidan envisage d'envoyer "quatre hommes (en Syrie) pour lancer huit missiles dans un terrain vague" en Turquie, afin de justifier une riposte militaire turque.

Dans un communiqué, le ministère turc des Affaires étrangères a assuré que cet enregistrement avait été "manipulé" et dénoncé avec véhémence une "attaque haineuse" à la sécurité nationale de la Turquie.

Depuis le mois dernier, des dizaines d'enregistrements de conversations téléphoniques piratées mettant en cause M. Erdogan et son entourage dans un vaste scandale de corruption ont été diffusées sur internet.

Pour empêcher leur publication, Ankara a bloqué il y a une semaine le réseau Twitter, provoquant une avalanche de critiques dans le monde entier. Un tribunal d'Ankara a ordonné mercredi la suspension de cette mesure, qui restait toutefois en vigueur car la TIB dispose de trente jours pour s'y conformer.

Des élections municipales se déroulent dimanche en Turquie, cruciales pour M. Erdogan.

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