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27/03/2014 11:09 EDT | Actualisé 27/05/2014 05:12 EDT

Le chef libéral s'attendait à être la cible des attaques au débat des chefs

MONTRÉAL - Même s'il a été la cible principale de ses rivaux, le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, estime «s'être tenu debout», jeudi soir, lors du deuxième débat des chefs, sans répliquer par des attaques personnelles.

En tête dans plusieurs sondages, M. Couillard a été la cible d'attaques virulentes, entre autres sur ses liens avec l'ex-directeur du CUSM, Arthur Porter, ainsi que sur son choix de placer 600 000 $ dans un paradis fiscal quand il résidait en Arabie saoudite.

«Par l'évolution de la campagne, il fallait s'attendre à cela, a dit le chef libéral. Je pense que notre campagne va bien.»

M. Couillard, qui la semaine dernière promettait de ne pas s'en laisser imposer en cas d'attaques au cours des débats, n'a pas condamné le ton utilisé par certains chefs de partis.

«Chacun choisit son style de politique, a-t-il dit au terme de la joute oratoire. J'aurais pu embarquer sur ce terrain et questionner ces personnes sur les enjeux qui les concernent. J'ai choisi de ne pas le faire et je crois que c'est ce que les Québécois vont préférer. Je ne pense pas (...) que les citoyens voulaient assister à un lançage de boue réciproque.»

Le chef du PLQ néanmoins haussé le ton à quelques reprises au cours du débat, notamment lorsque la chef péquiste Pauline Marois a évoqué ses liens avec le Dr Porter, accusé de fraude, affirmant qu'il ne tolérerait pas le «salissage par association».

M. Couillard n'a pu s'empêcher de rappeler que sa rivale péquiste n'avait toujours pas été en mesure de rassurer la population quant à la tenue d'un référendum sur la souveraineté en répétant qu'il n'y en aurait pas «tant que les Québécois ne seront pas prêts».

«Sur la question du référendum, c'est encore plus clair pour moi qu'il va y en avoir un parce qu'elle (Mme Marois) n'a pas été capable de dissiper le doute», a dit le chef libéral.

M. Couillard a promis de terminer la campagne avec des «propositions» quotidiennes afin de rallier les Québécois.

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