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27/03/2014 12:43 EDT | Actualisé 27/05/2014 05:12 EDT

La Nasa confiante dans son partenariat avec Moscou malgré la Crimée

Le patron de la Nasa Charles Bolden a réitéré sa confiance jeudi au Congrès dans le partenariat spatial avec la Russie, dont les Etats-Unis dépendent pour transporter leurs astronautes à la Station spatiale internationale (ISS), malgré les tensions liées à la crise ukrainienne.

"En me fondant sur les conversations avec mon homologue russe, je suis confiant qu'ils sont tout aussi intéressés que nous à maintenir ce partenariat", a déclaré Charles Bolden, l'administrateur de la Nasa lors d'une audition devant la sous-commission sur l'Espace et la Science de la Chambre des représentants.

"Je ne suis conscient d'aucune menace" pesant sur ce partenariat, a-t-il aussi dit, soulignant que la Nasa et l'agence russe Roscomos s'entretiennent quotidiennement.

M. Bolden, un ancien astronaute qui a volé dans l'espace avec des cosmonautes, a aussi estimé que la Russie avait autant besoin des Etats-Unis pour le fonctionnement de l'ISS, dont ils assurent le contrôle du vol en orbite depuis Houston au Texas.

Roscomos facture la Nasa 70,7 millions de dollars le siège sur le vaisseau Soyouz, y compris l'entraînement à la Cité des Etoiles près de Moscou pour acheminer les astronautes américains à la Station. Washington finance en outre trois des quatre milliards de dollars du coût annuel de fonctionnement de l'ISS.

Les deux anciens protagonistes de la Guerre froide s'opposent à l'heure actuelle sur la crise ukrainienne. En réaction au rattachement de la péninsule de Crimée à la Russie, Washington et l'Union européenne ont pris des sanctions à l'encontre de Moscou.

Lors de son audition, Charles Bolden a également pressé le Congrès d'octroyer l'enveloppe de 848 millions de dollars requise pour l'année fiscale 2015 par l'administration Obama pour financer le partenariat de la Nasa avec le secteur privé américain pour développer des vaisseaux capables de transporter des astronautes américains à l'ISS.

Il a déploré le fait que le Congrès ait réduit le budget destiné à ces activités les années précédentes repoussant de 2015 à 2017 le premier vol de ces vaisseaux sur lesquels compte la Nasa pour mettre fin à la dépendance de la Russie.

La Nasa doit sélectionner cette année deux sociétés américaines dont trois sont en lice: SpaceX, Boeing et Sierra Nevada.

js/gde

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