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27/03/2014 09:15 EDT | Actualisé 27/05/2014 05:12 EDT

Grand écart salarial dans l'UE en 2013, selon Eurostat

Le coût horaire de la main d'oeuvre dans l'UE a varié de un à dix en 2013, passant de 3,7 euros en Bulgarie à 40,1 en Suède, a indiqué jeudi Eurostat, alors que l'UE peine à lutter contre le dumping social en son sein.

En moyenne, cet indicateur s'est établi à 23,7 euros pour l'UE et à 28,4 pour la zone euro, en progression dans les deux cas de quelque 10% par rapport à l'année de référence 2008.

Mais neuf pays, tous issus de l'ex-bloc de l'est, étaient en-dessous de la barre des 10 euros. Les mains d'oeuvre bulgare et roumaine ont été les plus mal loties respectivement à 3,7 et 4,6 euros, en dépit d'augmentation de 44% et 32,8% depuis 2008.

Sans surprise, au vu de la cure d'austérité qui lui est administrée, la Grèce s'est rapprochée de ce bloc en 2013, avec un coût horaire tombé à 13,6 euros. Elle bat ainsi un record négatif avec une chute de 18,9% par rapport à 2008.

A l'opposé, le coût horaire de la main d'oeuvre caracolait à 40,1 euros en Suède, suivie du Danemark (38,4), de la Belgique (38), du Luxembourg (35,7) et de la France (34,3).

Les coûts de la main d'oeuvre comprennent les salaires auxquels s'ajoutent les coûts non salariaux, tels que les cotisations sociales. La part de ces coûts non salariaux s'est établie à 23,7% dans l'UE et à 25,9% dans la zone euro, variant de 8% à Malte à 33,3 en Suède.

En France, ils ont compté en 2013 pour un tiers du total, contre un cinquième pour l'Allemagne et 15% pour le Royaume-Uni.

Pour lutter contre les abus découlant de ces écarts salariaux, les institutions européennes ont conclu début mars un accord de principe visant à encadrer le détachement de travailleurs européens.

Ce compromis longuement négocié a toutefois été jugé "très décevant" par la Confédération européenne des syndicats (CES) pour qui il sera "loin d'arrêter le dumping social actuel".

cb/may/rhl

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