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27/03/2014 02:56 EDT | Actualisé 26/05/2014 05:12 EDT

Des engagements réclamés pour les plus démunis dans la campagne

La lutte contre la pauvreté est la grande oubliée de la campagne électorale provinciale. C'est le constat que font sept organisations nationales de lutte contre la pauvreté qui rappellent aux chefs des partis politiques de ne pas oublier les plus démunis.

Le Front commun des personnes assistées sociales du Québec (FCPASQ) trouve inacceptable que les assistés sociaux soient les grands absents de la campagne, alors que ce sont eux qui ressentiront directement les impacts des hausses tarifaires à venir. L'organisme demande concrètement une augmentation des prestations d'aide sociale.

Véronique Laflamme, du Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), ajoute pour sa part que dans le passé, les nombreux paliers d'imposition permettaient que tous les contribuables fassent la part de façon équitable, ce n'est plus le cas aujourd'hui, déplore Mme Laflamme.

« Dans les dernières années, les gouvernements ont ratatiné cet impôt là progressif. On a de moins en moins de paliers d'imposition et un ménage qui gagne 300 000$ par année va payer le même taux d'imposition qu'un qui gagne 150 000 $ alors c'est de moins en moins vrai que les riches contribuent davantage », dit-elle.

La porte-parole trouve par ailleurs inquiétant d'apprendre que le chef du Parti libéral du Québec, Philippe Couillard, a placé des centaines de milliers de dollars dans un paradis fiscal dans les années 90.

« Ce qu'on voit, c'est que les gens qui gagnent beaucoup d'argent ont les moyens d'éviter de contribuer à la société et que ce faisant, ça nous prive collectivement de revenus. Quand c'est un chef de parti qui utilise de tels paradis fiscaux, ça lance un drôle de message », déplore-t-elle.

Les organisations réclament des engagements des partis politiques pour un meilleur partage des richesses qui permettraient d'améliorer le financement des programmes sociaux et des services publics.

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