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Visites de l'UPAC : le PQ refuse les « amalgames »

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PIERRE KARL PELADEAU
Radio-Canada

La chef péquiste, Pauline Marois, a voulu prendre ses distances du Parti libéral du Québec, mercredi, soutenant qu'on ne pouvait comparer la visite de l'Unité permanente anticorruption (UPAC) au PQ en février aux perquisitions faites aux bureaux du Parti libéral du Québec à l'été 2013.

Mme Marois a tenté de minimiser l'importance de cette rencontre de l'UPAC avec son parti, qu'elle qualifie de « rencontre d'information ». Elle précise qu'elle n'a pas été interrogée par les enquêteurs. Par ailleurs, si cette visite n'a pas été rendue publique, c'est à la demande de l'UPAC, et non parce que le PQ a voulu cacher la tenue de cette rencontre, selon la chef péquiste.

Elle martelé que cette visite était sans commune mesure avec les perquisitions au PLQ.

« Jamais je n'accepterai que l'on compare le Parti libéral et le Parti québécois en matière de financement ou d'octroi de contrats », a-t-elle répondu aux journalistes lors d'un point de presse sur la culture, à Montréal.

« C'est le Parti libéral qui a été perquisitionné à la suite d'une demande de mandat chez un juge. On ne parle pas de la même chose pour le Parti québécois », a-t-elle poursuivi.

Mardi soir, le PQ a fait état dans un communiqué que le directeur général du PQ, Sylvain Tanguay, et son directeur des finances et de l'administration, Pierre Séguin, avaient rencontré deux enquêteurs de l'escouade Marteau, en février dernier.

La formation soutient que l'UPAC rencontre tous les partis. Le parti de Pauline Marois rappelle qu'il n'a été soumis à aucune perquisition et n'a pas eu d'autres rencontres avec les enquêteurs. Il ajoute qu'aucun document n'a été demandé.

Le PQ précise aussi que cette rencontre a eu lieu « de manière informelle » - toutefois, selon les sources de Radio-Canada, l'UPAC n'effectue pas des visites de façon informelle.

De son côté, le chef de la CAQ François Legault a démenti les informations selon lesquelles toutes les formations politiques avaient été rencontrées par des enquêteurs de l'UPAC, y compris l'ADQ, l'ancêtre de la Coalition avenir Québec. « Les seuls partis qui ont été contactés par l'UPAC, ce sont le Parti québécois et le Parti libéral », a-t-il dit, mercredi.

Ces révélations sont survenues le jour même où le PQ annonçait qu'il portait plainte au Directeur général des élections pour financement illégal, en lien avec la perquisition effectuée par l'UPAC à la permanence du Parti libéral, l'été dernier.

Selon des documents rendus publics au début du mois, l'enquête de l'UPAC, amorcée en août 2012, a notamment permis aux policiers de découvrir un montant de 428 000 $ récolté au cours d'une seule activité de financement et qui ne figure nulle part dans les rapports annuels du PLQ entre 2004 et 2012.

Le chef libéral, Philippe Couillard, reconnaît qu'il y a une différence entre une visite de l'UPAC et une perquisition, mais dit remarquer un « contraste entre le discours [du PQ] des derniers mois et les événements réels ». Selon lui, le Parti québécois ne peut plus « se draper dans la vertu ».

Péladeau revient sur le référendum

Concernant le fait que la question du référendum sur la souveraineté a monopolisé une bonne partie de la campagne, le candidat péquiste dans Saint-Jérôme, Pierre Karl Péladeau, avance que la faute en revient en bonne partie aux libéraux.

« Ce sont des éléments [la question de la souveraineté] qui avaient été mentionnés bien avant la campagne électorale. D'une façon ou d'une autre, Philippe Couillard l'aurait sorti cet épouvantail. La seule chose qu'ils sont capables de faire, c'est la stratégie du Bonhomme Sept Heures et de l'épouvantail à moineaux », a-t-il dit en entrevue à Radio-Canada, mercredi matin.

Lors de l'annonce de sa candidature, début mars, M. Péladeau avait lancé, le poing en l'air, qu'il voulait faire du Québec un pays, ramenant sous le feu des projecteurs la question de la souveraineté du Québec, une position que les adversaires du PQ n'ont pas manqué d'attaquer.

Pauline Marois a assuré ces derniers jours qu'il ne s'agissait pas d'une élection sur le référendum. Selon elle, Philipe Couillard mène une campagne de peur en brandissant la menace référendaire.

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