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26/03/2014 06:05 EDT | Actualisé 26/05/2014 05:12 EDT

Turquie: la justice ordonne la levée du blocage du réseau Twitter

DAMIEN MEYER via Getty Images
A photo taken in the western French city of Rennes on November 7, 2013 shows an official Twitter account on a smartphone. Twitter will make its Wall Street debut on November 7 with a price tag of 26 US dollars per share, bidding to raise up to 2.1 billion US dollars in the most eagerly awaited stock offering since Facebook. A tweet from the company said it would offer 70 million shares on the New York Stock Exchange, generating 1.82 billion US dollars, and give underwriters a 30-day option to purchase an additional 10.5 million shares of common stock. AFP PHOTO / DAMIEN MEYER (Photo credit should read DAMIEN MEYER/AFP/Getty Images)

Un tribunal administratif d'Ankara a ordonné mercredi la levée de la décision très controversée du gouvernement turc de bloquer l'accès au réseau Twitter dans le pays, ont rapporté les médias turcs.

L'autorité turque des télécommunications (TIB) a bloqué jeudi soir le réseau de microblogging, accusé par le premier ministre Recep Tayyip Erdogan de propager les accusations de corruption qui visent son régime à la veille des élections municipales du 30 mars.

Cette mesure est "contraire aux principes de l'Etat de droit", a estimé le tribunal de la capitale dans son jugement, cité par la chaîne d'information CNN-Türk.

L'opposition parlementaire et plusieurs organisations non-gouvernementales avaient saisi la justice après la décision des autorités.

La TIB peut désormais faire appel de la décision du tribunal mais sont contraintes de lever leur décision en attendant que la juridiction d'appel statue sur sa requête.

Le blocage de Twitter a été largement contourné par les internautes turques mais il a provoqué une avalanche de critiques, qui ont dénoncé une mesure de "censure" et la dérive autoritaire du régime islamo-conservateur turc, au pouvoir depuis 2002.

M. Erdogan est affaibli depuis la mi-décembre par une vaste affaire politico-financière, dont il accuse ses ex-alliés de l'organisation du prédicateur musulman Fethullah Gülen, qui vit aux Etats-Unis, d'être les instigateurs.

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