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26/03/2014 06:56 EDT | Actualisé 26/05/2014 05:12 EDT

Malaisie: un satellite a capté des images de 122 objets dans l'océan Indien

KUALA LUMPUR, Malaisie - Un satellite français qui balayait l'océan Indien à la recherche des débris du Boeing malaisien manquant a capté des images de 122 objets qui pourraient provenir de l'avion disparu il y a une vingtaine de jours.

Un responsable malaisien a déclaré qu'il s'agit de «la piste la plus solide dont nous disposons».

Le ministre malaisien des Transports, Hishammuddin Hussein, a également témoigné d'une certaine exaspération face à la colère grandissante des proches des passagers en Chine, qui plus tôt pendant la journée avaient enguirlandé des dirigeants malaisiens à Pékin.

Environ les deux tiers des disparus sont Chinois, mais M. Hishammuddin a souligné que les familles chinoises «doivent comprendre que nous, en Malaisie, avons aussi perdu nos proches» tout comme «plusieurs autres nations».

Dix-huit jours après le début des recherches pour retrouver le vol MH370, les plus récentes images satellitaires sont les premières à suggérer qu'un champ de débris provenant de l'avion — et non seulement quelques objets — puisse flotter dans la partie méridionale de l'océan Indien, même si ces débris n'ont pas encore été clairement identifiés.

Un satellite australien avait précédemment détecté deux gros objets et un satellite chinois, un objet. Tous les clichés ont été pris essentiellement dans le même secteur, loin au sud-ouest de l'Australie, où se déroule une vaste opération multinationale depuis plusieurs jours.

M. Hishammuddin a indiqué que les images avaient été prises dimanche. Elles ont été relayées par la division de la défense et de l’espace du groupe européen Airbus, désignée sous le nom d'Airbus Defence and Space. Le ministre a mentionné que les objets mesuraient d'un mètre à 23 mètres, selon le cas.

Certains objets «semblent être brillants, témoignant possiblement de matériaux solides», a-t-il dit lors d'une conférence de presse à Kuala Lumpur.

Les recherches ont repris mercredi, après avoir été interrompues par des vents violents et des vagues énormes. Au total, ce sont 12 avions et cinq navires provenant des États-Unis, de la Chine, du Japon, de la Corée du Sud, de l'Australie et de la Nouvelle-Zélande qui fouillent le secteur.

«Nous consacrons toutes les ressources possibles à ces recherches, a déclaré à la télévision australienne le premier ministre Tony Abbott. C'est à peu près l'endroit le plus inaccessible qu'on puisse imaginer. C'est à des milliers de kilomètres de n'importe où. Nous ferons ce que nous pouvons pour résoudre cette énigme.»

Des représentant du gouvernement malaisien et de Malaysia Airlines étaient dans un hôtel de Pékin, mercredi, pour rencontrer les proches des victimes. Ils se sont frappés au scepticisme de la centaine de personnes présentes et ont même été tournés en ridicule. Un homme a aussi menacé de s'en prendre physiquement à tous les membres de la délégation malaisienne.

Plusieurs se sont plaints des messages parfois confus qui émanent des autorités malaisiennes, et le tout s'est poursuivi mercredi. Deux jours après que le premier ministre Najib Razak ait annoncé qu'il n'y avait aucun survivant, M. Hishammuddin a déclaré que certains peuvent avoir survécu.

«Si (les débris) proviennent du vol MH370, alors nous pourrons passer en mode recherche et sauvetage, et continuer à espérer», a-t-il dit.

Une délégation chinoise composée notamment du vice-ministre des Affaires étrangères Zhang Yesui a rencontré M. Razak mercredi.

L'Australie a aussi annoncé que de l'équipement américain sophistiqué de recherches sous-marines est arrivé mercredi à Perth.

Le Boeing 777 malaisien, qui devait voler entre Kuala Lumpur et Pékin, s'est abîmé dans la portion méridionale de l'océan Indien, tuant les 239 personnes à bord.

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