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26/03/2014 01:32 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

Le nombre de disparus tombe à 90<strong>&nbsp;</strong>dans l'État de Washington

Le nombre de disparus à la suite du grave glissement de terrain qui a secoué une petite ville située dans le nord-ouest des États-Unis est tombé à 90, ont indiqué les autorités de l'État de Washington, mercredi.

Les secouristes qui fouillent les décombres du vaste glissement de terrain survenu dans l'État de Washington à l'aide de petits bouteurs et de chiens entraînés à la récupération de cadavres ont trouvé dix autres corps mardi, ce qui porte le bilan potentiel de la catastrophe à 24 .

Les responsables n'ont toutefois pas encore abandonné tout espoir de retrouver d'autres survivants.

Deux cadavres ont été retirés des débris mardi et huit autres ont été repérés. Le bilan officiel est maintenu à 16 morts, tant que ces huit corps n'auront pas été récupérés.

Quatre-vingt-dix personnes manquent toujours à l'appel. Les autorités ont révisé mercredi soir leur liste de personnes manquantes qui comportait auparavant 176 noms et qui avait même compté jusqu'à 220 noms à un certain moment.

Le directeur de gestion des urgences du comté de Snohomish, John Pennington, a ajouté qu'il pourrait y avoir jusqu'à 35 personnes de plus dont le sort demeure incertain, mais qui n'ont pas été officiellement comptabilisées comme manquantes.

Plus le temps passe et plus les chances de retrouver des survivants diminuent. Les proches des disparus commencent à craindre que les corps de leurs êtres chers demeurent ensevelis à jamais sous les tonnes de boue.

Certains cadavres ne seront jamais récupérés

Doug Massingale fait partie de ces personnes qui attendent. Il veut connaître le sort de sa petite-fille de quatre mois. Les secouristes ont pu identifier le tapis de sa chambre d'enfant, mais des débris bloquent l'accès de l'endroit où pourrait se retrouver la petite Sanoah Huestis.

Les secouristes utilisent des chiens, des bulldozers et leurs propres mains pour se creuser un passage dans la mer de boue et de morceaux de bois, mais les autorités ont déjà reconnu que certains cadavres resteront là où ils sont.

Tenter de récupérer tous les corps serait trop dangereux. « La vie doit reprendre son cours à un certain moment », a dit Becky Bach qui espère que les secouristes retrouveront son frère, sa belle-soeur, sa nièce de 20 ans et le fiancé de cette dernière.

Mais savoir que certaines victimes seront abandonnées à la terre est difficile à accepter. « Honnêtement, je ne pense pas qu'on les retrouvera vivantes. Mais on tente de déterminer ce qu'on devra faire si elles ne se pas retrouvées ».

Deux hélicoptères de la Garde nationale de l'État de Washington sont arrivés sur les lieux. Ils remplaceront les équipages de l'appareil du shérif qui travaillent depuis samedi. La seule mission de ces appareils est de retirer des corps, a dit le pilote du bureau du shérif, Bill Quistorf.

La catastrophe s'est produite samedi près d'Oso, à environ 90 kilomètres au nord-est de Seattle. Au moins une vingtaine de maisons ont été détruites et plusieurs personnes grièvement blessées.

Les maisons ont été emportées quand le glissement de terrain, d'une superficie de 2,6 kilomètres carrés, a projeté des tonnes de terre meuble sur les maisons installées au bas d'une vallée. Les débris ont bloqué une section de 1,6 kilomètre sur l'autoroute qui traverse la région, près d'Arlington.

Les conditions se sont avérées très difficiles pour les secouristes dès le début des opérations de recherche. Certains d'entre eux avaient de la boue jusqu'aux aisselles après s'être aventurés dans des secteurs où les accumulations de terre et de débris atteignaient plus de quatre mètres.

Un rapport remis en 1999 aux ingénieurs militaires américains (le U.S. Army Corps of Engineers) prévenait que la région était susceptible d'être frappée par un glissement de terrain catastrophique, selon ce qu'a rapportéThe Seattle Times, tard lundi.

« Je savais qu'il y aurait un glissement d'une ampleur catastrophique. Je n'ai pas été surpris », a indiqué l'auteur du rapport, Daniel Miller, un géomorphologue.

Ce rapport soulève de nombreuses questions, mais les autorités locales ont dit qu'elles n'étaient pas au courant de l'étude de M. Miller.

Le Seattle Times fait état d'une autre étude, celle-là réalisée en 2010, qui prévenait que la petite colline qui s'est effondrée samedi était particulièrement dangereuse.

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