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25/03/2014 08:52 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

Vol MH370: les recherches reprennent dans l'océan Indien

ASSOCIATED PRESS
Sgt. Matthew Falanga on board a Royal Australian Air Force AP-3C Orion, scans for the missing Malaysia Airlines flight MH370 in southern Indian Ocean, Australia, Saturday, March 22, 2014. As planes spent a third day hunting for two large objects spotted by satellite in the southern Indian Ocean, Australian officials on Saturday said they were far from giving up on what remains the strongest lead in the search for Malaysia Airlines Flight 370. (AP Photo/Rob Griffith/Pool)

Les recherches pour retrouver l'épave du Boeing 777 du vol MH370, suspendues mardi en raison du mauvais temps, ont repris mercredi matin au large de l'Océan indien, au lendemain d'une manifestation de proches des victimes chinoises devant l'ambassade de Malaisie à Pékin.

Outre des navires chinois, pas moins de douze avions, dont sept militaires, doivent quadriller la vaste zone dans le sud de l'océan Indien pour tenter de retrouver deux objets localisés par satellite, qui pourraient être les débris de l'appareil disparu le 8 mars alors qu'il assurait la liaison Kuala Lumpur/Pékin avec 239 passagers à son bord.

"Aujourd'hui les recherches vont se répartir sur trois zones couvrant 80.000 kilomètres carré," a indiqué l'Autorité australienne de Sécurité maritime chargée de coordonner les opérations.

Un navire australien, le HMAS Success, se trouvait à proximité des objets recherchés pour être identifiés quand il a dû interrompre sa route mardi en raison de vagues de plus de 4 mètres de hauteur.

Des vents violents accompagnés de fortes pluies, avaient conduit mardi à l'interruption des recherches pour au moins 24 heures.

Cette zone des mers australes, éloignée de toute terre, est peu fréquentée par les navires, et les débris provenant de bateaux, tels que par exemple des conteneurs tombés à l'eau, sont rares, selon les experts.

Le premier ministre australien, Tony Abbott, a pour sa part assuré que les recherches se poursuivraient jusqu'à ce qu'il n'y ait plus le moindre espoir de trouver quelque chose.

"Nous allons tout simplement continuer à chercher parce que nous devons aux proches des passagers de faire tout ce qui est humainement possible pour résoudre cette énigme", a-t-il déclaré à la chaîne Nine Network.

- Manifestation à Pékin -

Le mystère du vol MH370 reste entier, à tel point qu'en Chine, des proches des disparus sont convaincus que Kuala Lumpur leur cache la vérité et demandent des preuves que l'avion s'est bien abîmé en mer, comme l'a annoncé lundi le Premier ministre malaisien Najib Razak, sur la foi de nouvelles données satellitaires.

Quelque 200 proches des 153 passagers chinois ont manifesté mardi leur douleur et leur colère devant l'ambassade malaisienne à Pékin, protégée par des centaines de policiers.

Plus tard dans la journée, l'ambassadeur de Malaisie en Chine, Iskandar Sarudin, a essuyé une volée d'insultes lorsqu'il a rendu visite aux familles dans l'hôtel où elles sont accueillies depuis le début de l'affaire.

Au lendemain de l'annonce de Najib Razak, la presse malaisienne avait teinté de noir mardi la plupart de ses Unes.

"Bonne nuit, MH370", écrivait le New Straits Times à sa Une, sur fond noir, une référence poignante aux derniers mots reçus par les contrôleurs aériens le 8 mars et prononcés par un des deux pilotes --sans doute le copilote--: "Eh bien, bonne nuit".

Il était 01H19 du matin et le Boeing 777 quittait l'espace aérien malaisien pour entrer dans l'espace vietnamien. L'avion a disparu des écrans radars civils malaisiens à 01H30.

Après avoir brusquement changé de cap une heure après son décollage, l'appareil, dont les systèmes de communication avaient été désactivés -- délibérément selon les autorités malaisiennes -- a ensuite volé plus de sept heures, à l'opposé de sa destination prévue.

"Une action terroriste, un suicide du pilote et un enchaînement complexe et exceptionnel de pannes mécaniques sont les hypothèses les plus crédibles. Une simple panne, fut-elle importante ou causée par un incendie, parait très peu probable", déclare Gerry Soejatman, analyste indépendant basé à Jakarta.

- "Chercher la botte de foin" -

Pour tenter de résoudre le mystère du vol MH370, considéré comme un des plus grands de l'aviation moderne, les enquêteurs veulent retrouver les boites noires, un véritable défi à l'issue incertaine au regard de l'immensité de la zone de recherche.

"Nous n'essayons pas de trouver une aiguille dans une botte de foin, nous en sommes encore à l'étape de chercher la botte de foin", a déclaré Mark Binskin, chef adjoint des armées australiennes.

Une course contre la montre est lancée pour tenter de capter les signaux de la balise des enregistreurs de vols, qui peut en théorie émettre jusqu'à une vingtaine de jours encore.

Les Etats-Unis ont envoyé lundi à Perth un système de localisation, une sonde triangulaire de 35 kilos attachée au bout d'un câble remorqué par un navire.

Les hydrophones qu'elle contient peuvent détecter les signaux d'une boîte noire jusqu'à 6.000 mètres de profondeur, mais un ancien responsable des opérations de recherche du vol AF447, qui avait plongé dans l'Atlantique en juin 2009, souligne la part de chance dans cette opération.

La balise émet en effet un signal 30 jours ou un peu plus, avec une portée de détection moyenne de seulement 2 à 3 km.

Malaysia Airlines a indiqué qu'elle amènerait en temps voulu les familles qui le souhaitent sur la côte australienne, d'où partent les opérations de recherche.

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