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Trois généraux accusés d'avoir planifié un coup d'État au Venezuela

25/03/2014 03:54 EDT | Actualisé 24/05/2014 05:12 EDT

Trois généraux de l'armée de l'air vénézuélienne soupçonnés d'avoir fomenté un coup d'État ont été arrêtés la nuit dernière, a annoncé mardi le président du pays, Nicolas Maduro.

Les militaires « tentaient de soulever l'armée de l'air contre le gouvernement légitime et constitutionnel », a soutenu le chef de l'État, confronté depuis des semaines à un important mouvement de contestation visant son administration.

« Ce groupe avait des liens directs avec des éléments de l'opposition. Ils disaient que ce serait la semaine décisive [...] en étant persuadés que le Venezuela ne saurait pas se défendre », a-t-il ajouté.

Nicolas Maduro a affirmé que ce sont des membres de l'armée de l'air qui ont dénoncé ce présumé complot. Il a indiqué que les trois généraux, qu'il n'a pas nommés, ont comparu devant un tribunal militaire.

Le successeur d'Hugo Chavez a fait ces révélations à l'occasion d'un discours télévisé par la télévision d'État, dans le cadre d'une rencontre à Caracas des ministres des Affaires étrangères d'Amérique du Sud.

Les ministres sont précisément rassemblés dans la capitale vénézuélienne pour tenter d'instaurer un dialogue entre l'opposition et le gouvernement du président socialiste, en fonction depuis moins d'un an dans le pays.

Le Venezuela est secoué depuis la mi-février par des manifestations dénonçant les problèmes économiques (inflation, pénurie d'aliments) et sécuritaires (violence, répression policière). Ces troubles ont fait plus d'une trentaine de morts et quelque 400 blessés.

Depuis le début de ces affrontements, l'administration Maduro a fait arrêter le fondateur du parti politique de droite Volonté populaire, Leopoldo Lopez, ainsi que les maires de San Cristobal et San Diego, Daniel Cebellos et Enzo Scarano.

Il a aussi obtenu la destitution d'une députée d'opposition, Maria Corina Machado, accusée d'avoir violé la constitution pour avoir pris la parole lors d'une rencontre de l'Organisation des États américains la semaine dernière.

La députée avait pu y prononcer un discours à l'invitation du Panama, qui lui avait cédé son siège afin qu'elle puisse présenter un compte-rendu des manifestations qui perturbent le pays.

« Je connais très bien des devoirs et mes droits, et je continuerai de me battre et de travailler comme député de l'Assemblée nationale pendant ces heures terribles que traverse le Venezuela », a déclaré lundi Mme Machado, en marge d'une conférence de l'International Foundation for Liberty tenue à Lima, au Pérou. 

La députée a soutenu que sa destitution était de nature à donner « plus de force et plus de raisons de se battre » à l'opposition. Elle affirmait avoir l'intention de revenir au pays le plus tôt possible. 

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