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Sommet sur la sécurité nucléaire: 35 pays s'engagent à resserrer les règles

25/03/2014 10:15 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

LA HAYE, Pays-Bas - Trente-cinq pays se sont engagés à transformer les lignes directrices encadrant la sécurité nucléaire en lois nationales, notamment pour empêcher des terroristes de mettre la main sur du matériel nucléaire.

La mesure annoncée mardi engage aussi les pays à soumettre leurs procédures de sécurité à un examen indépendant, ce qui représente une étape de plus vers la création d'un cadre légal international pour faire échec au terrorisme nucléaire, indique-t-on dans un communiqué conjoint publié par les Pays-Bas, les États-Unis et la Corée du Sud.

«J'estime que c'est essentiel pour la sécurité du monde entier», a souligné le président américain, Barack Obama, lors d'une conférence de presse à la clôture du Sommet sur la sécurité nucléaire à La Haye, aux Pays-Bas.

«Nous ne pouvons être satisfaits compte tenu des conséquences catastrophiques qui découleraient d'une seule attaque», a-t-il poursuivi, soulignant que le travail n'était pas terminé.

Les 53 États participants ont tous accepté de continuer à évaluer différentes façons pour éviter que des groupes terroristes ne se saisissent du matériel nucléaire.

Mais ils n'ont été que 35 à promettre d'adopter des lois sur les directives nucléaires et soumettre leurs procédures à des vérifications indépendantes. Le Canada, la France, le Royaume-Uni et Israël comptent parmi les signataires.

Des experts ont prévenu que les autres pays devront eux aussi se rallier à cet accord. La Russie, la Chine, l'Inde et le Pakistan ont choisi de s'abstenir pour l'instant, tandis que la Corée du Nord et l'Iran n'ont tout simplement pas participé au sommet.

La rencontre a aussi permis au Japon, à l'Italie et à la Belgique d'annoncer leur intention de réduire leurs stocks d'uranium et de plutonium fortement enrichis.

D'autres pays se sont engagés à augmenter leurs efforts pour combattre le trafic de matériel nucléaire, pour rehausser la sécurité nucléaire et pour développer des réacteurs qui utilisent de l'uranium faiblement enrichi au lieu du matériau fortement enrichi, de qualité militaire, qui est actuellement utilisé.

Depuis le début des sommets sur la sécurité nucléaire, lancés en 2010 par le président Obama, le nombre de pays disposant de ressources suffisantes pour se doter de l'arme nucléaire a chuté de 39 à 25.

Une dernière rencontre devrait avoir lieu aux États-Unis en 2016, mais les efforts ne s'arrêteront pas à cette date. Selon des observateurs, M. Obama consacrera entre autres ses années post-présidentielles à l'élaboration d'un système de sécurité nucléaire durable.

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