POLITIQUE

Élections 2014 - Services de garde: Pauline Marois rappelle les controverses libérales

25/03/2014 01:32 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT
PC

Le Parti québécois a présenté mardi ses promesses en matière de politique familiale, profitant de l'occasion pour rappeler les controverses ayant marqué le développement des services de garde sous le gouvernement libéral de Jean Charest.

Tant la chef du PQ, Pauline Marois, que la candidate dans Pointe-aux-Trembles et ministre de la Famille sortante, Nicole Léger, ont affirmé que les Québécois se souvenaient du « scandale des permis de garderie accordés à des donateurs libéraux ».

Poursuivant sur le thème de l'éthique, Mme Marois a semblé vouloir répondre à son adversaire libéral Philippe Couillard, qui l'accuse d'avoir l'intention de « refaire l'élection de 2012 ». La chef du PQ a rappelé que M. Couillard siégeait au Conseil des ministres au moment où des irrégularités avaient été rapportées dans la nomination des juges, ce qui avait conduit à la commission Bastarache, et lorsque les ministres libéraux avaient des objectifs de financement de 100 000 $ par année.

Pauline Marois refuse de dévoiler ses actifs et ceux de son conjoint, comme le réclame le chef libéral. Elle affirme qu'elle et son mari ont suivi à la lettre les règles actuelles quant aux avoirs des élus. Mme Marois a déploré que M. Couillard fasse cette requête. « En demandant cela, il remet en question l'intégrité du commissaire à l'éthique. Évidemment, il n'y avait pas de commissaire à l'éthique quand il était au gouvernement », a-t-elle lancé.

La première ministre a martelé que le chef libéral refusait de se dissocier de l'ère Charest et a vanté au passage le bilan des péquistes en matière d'éthique. « Je suis contente qu'on arrive à un moment où on peut démasquer M. Couillard et son équipe », a lancé la chef du PQ.

Le choix d'un gouvernement

En réponse à des questions des journalistes sur l'arrivée du candidat Pierre Karl Péladeau et l'émergence du thème du référendum, Pauline Marois a accusé M. Couillard de se rabattre « sur les arguments de peur » parce qu'il n'a rien de neuf à proposer. « J'ai toujours dit que jamais je n'allais bousculer les Québécois », s'est défendue Mme Marois. « Les Québécois se sont faits, dans le fond, un peu malmener ou manipuler dans un sens par M. Couillard qui a voulu faire croire qu'on faisait une élection sur un référendum. On ne fait pas une élection sur un référendum! »

La chef du PQ a répété que l'élection portait sur le choix d'un gouvernement. « Nous sommes enfin sur les vrais enjeux », a-t-elle dit, rappelant qu'il ne s'était écoulé que 18 mois depuis la défaite des libéraux.

Poursuivre le développement des services de garde

Le Parti québécois, qui affirme être le seul à proposer de consolider le réseau des services de garde, garantit l'accès à une place en garderie pour chaque enfant qui en aura besoin en 2017. Il promet en outre de mettre en place un guichet unique pour les services de garde et de s'attaquer au problème de la conciliation travail-famille.

Pauline Marois se trouvait pour l'occasion dans une garderie de Blainville, dans la circonscription de Groulx, où se présente l'ancienne présidente de la Fédération étudiante universitaire du Québec, Martine Desjardins. La candidate du PQ dans la circonscription voisine de Blainville, Gyslaine Desrosiers, était aussi présente.

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