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Les Seychelles prolongent d'un an le permis de séjour d'un gendre de Ben Ali

25/03/2014 06:18 EDT | Actualisé 25/05/2014 05:12 EDT

Les Seychelles ont annoncé mardi avoir prolongé d'un an le permis de séjour accordé à Sakhr El-Materi, l'un des gendres du président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali, et à sa famille.

Le gouvernement seychellois avait accordé en avril 2013 une première autorisation de résidence d'un an à Sakr El-Materi, condamné par contumace à plusieurs lourdes peines de prison en Tunisie notamment pour corruption, fraudes et blanchiment d'argent, et à sa famille, estimant que "les conditions d'un procès équitable" de l'intéressé n'étaient pas réunies en Tunisie.

Tunis avait alors estimé "inacceptable" cette décision.

Les autorités de Victoria ont indiqué mardi dans un communiqué avoir donné une suite favorable à la requête de l'avocat de M. El-Materi, qui réclamait cette prolongation en arguant que son client "risquait toujours d'être persécuté et ne se verrait pas accorder un procès équitable" en Tunisie où sa vie est "en danger".

En outre, les Seychelles ne reconnaissent pas la peine capitale et demeurent "peu convaincues que la Tunisie ne requerra pas à la peine de mort" contre M. El-Materi, ajoutent le gouvernement seychellois.

M. El-Materi, 32 ans, a fui son pays peu avant la chute du régime Ben Ali en janvier 2011. Il avait initialement gagné le Qatar, avant d'y être déclaré persona non grata en septembre 2012, puis les Seychelles en janvier 2013, où il avait alors déposé une demande d'asile.

Avant la chute de Ben Ali, Sakhr El-Materi était présenté comme le gendre préféré de Ben Ali et comme un dauphin potentiel. Grâce à son alliance avec l'ex-président, il était devenu en quelques années un homme d'affaires actif dans tous les secteurs économiques. Ses avoirs ont été confisqués ou placés sous administration de l'Etat.

La Tunisie demande aux pays qui accueillent des proches de l'ancien président de les extrader et de restituer les avoirs détournés. Le président déchu et son épouse Leila Trabelsi sont réfugiés en Arabie Saoudite.

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